‹ Les sources inédites de l'histoire du Maroc de 1530 à 1845Chapitre 246 sur 362 · I. Cette relation, d'une part, a été rédi- à ce dernier · texte numérisé non relu

I. Cette relation, d'une part, a été rédi- à ce dernier

géc par le commandant de l'armée navale 2. Henri de Lorraine, comte d'IIarcourt

auquel sont adressées les instructions du (20 mars i6oi-25 juillet 1666), comman-

30 avril i636 (V. supra. Doc. LXXXVI, danl l'armée navale en i636. conjointement

pp. 5i4-5i5), et, d'autre part, elle est avec Sourdis, gouverneur de Guyenne en

conser\'éeà la I5il)liotlii'qiieNationalc parmi i6'i2, grand écuyer en iG.'iS, vicc-rol de

les papiers de Sourdis. C'est pour ces deux Catalogne en l(3^5, gouvcîrneur d'Alsace en

raisons qu'il a semblé logique de l'attribuer 16/59, P"'* d'Anjou.

De Castkies. III — 3

53o 17 JUILLET l636

Enfin, ce A'ent continuant, je pressé le 28 de mettre à la mer, quoy que le vent fut contraire, pour ce mettre en estât de l'attendre dehors et se délivrer de l'accablement des capitaines qui demandoist tousjours chose nouvelle et que l'on ne pouvoit empescher de ce tenir à terre, ce qui fut cxecutté deux heures après; mais les vents norouest et surouest nous tourmentant, nous ne pusmes gaigncr en cinq jours de navigation que le cap d'Ortiguicres ' (entre S' Andcretla Courongnc). où nous fusmes sept jours, bord sur bord, sans pouvoir doubler le cap de Finisterre, durant quelque temps.

Un forban de Salé, qui ce nomme Memirays ^, qui avoit un vaisseau de deux cens, armé de cent hommes et treize canons, qui avoit fait un prise d'une flustc flamande de trois cens, où il y avoit cinquante Anglois et cent baies de laine et foi'ce fert et du sel, qu'il avoit tiré d'un vaisseau anglois, qu'il avoit coulé bas après l'avoir pillei [et] battu du mesme temps, fut rencontré par nos vaisseaux qui batt oient la mer devant nous, et après quelques coups de canon de part et d'autres, il fut pris et amené au bord de l'admirai, où il est encore. L'on a fait la procédure que je vous envoyé et donné le jugement qui y est attaché.

J'estimois que nous devions aller à Salé, où le capitaine que nous tenons nous faisoit espérer que l'on nous rendroit nos chrestiens^, en donnant les cent dix Turcs et les vaisseaux que nous tenons ; mais, comme dans l'instruction ' on a mis ce traicté qu'au retour, on ne la pas voulu faire, de sorte que je voy ce traicté hors d'estat d'estre fait, d'autant que, quand on reviendroit par là, les captifs et les vaisseaux ne seront peut-estre plus en estât destre rendus, les uns estant aux galleres, et les vaisseaux peut-estre péris.

Ce que je puis voir qu'il y a affaire en cette mer, consiste en trois choses : la première, à mettre ceux de Salé à la raison, lesquels

1. Orliguieres : le cap Ortegal. « renégat hoUandois de nation, habitué a

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