I. Cf. i" Série, .\nglelerre, Relation île
^J^ à^ ^^ ù* ^ ^. ^i cholmley à la date de 167. «S.ichcque tu es lin lies .intcchrislsilu Maghreb». j. g^r Ja confusion qui s'est produite
El-Oifkàn;, p. {fjo. — Sur la croyance entre la mort de ce personnage et celle de
des musulmans au Deddjal, c'csl^à-dire à son père, V. supra, p. 5^7, note 4-
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L'anarchie la phis complète régnait dans les deux cités. A Fez el-Djedid, le caïd Ed-Deridi dont plusieurs razzias sur les tribus berbères restées fidèles à la zaouïa avaient complété la fortune, tranchait du souverain. A Fez el-Bali les inimitiés séculaires des Deux-Quartiers (El-Adouatin ') s'étaient réveillées : celui des Andalous avant à sa tète Ahmed ben Salah tenait pour le caïd Ed-Deridi tandis que celui des Lemtouna ne reconnaissait d'autre chef que Ibn es-Seghir.
Moulay er-Rechld ben ech-Chérif, que nous avons laissé chez les Angad, avait groupé autour de lui les tribus de la basse Moulouya ; les Makil et les Béni Snassen lui avaient prêté serment de fidélité et l'avaient conduit à Oudjda. Du fond du Talilell Moulay Mohammed ben ech-Chérif finit par s'émouvoir des progrès de son frère et marcha contre lui. Les deux adversaires se rencontrèrent dans la plaine des Angad. Au début de l'action, Moulay Mohammed ayant été lue (2 août i6(ii), ses troupes allèrent grossir les rangs de l'armée de Moulay cr-Rechid, qui se trouva ainsi à la tète de forces considérables. Il s'établit à Oudjda, puis à Taza. Fez s'apprêtait à lui résister, mais Sidjilmassa ayant proclamé un fils de Moulay Mohammed, il jugea prudent, avant d'étendre son autorité dans le nord, de pacifier ses états du sud ; il se porta sur Sidjilmassa, où il entra après un siège de neuf mois. Reconnu par le Taûlelt et le Draa, Moulay er-Rechid revint s'installera Taza, d'où il fit plusieurs démonstrations sur Fez (aoùt-oclobre i665). Enfin en mai 1666, avec un matériel et des approvisionnements fournis par les négociants français^, il vint mettre le siège devant Fez el-Bali, qui lui ouvrit ses portes et prêta le serment de fidélité (() juin i5(')6). Le caïd Ed-Deridi s'était enfui de Fez el-Djedid. Après une expédition dans le Gharb où il vainquit la résistance de Ghadan (août 166C)) et une autre dans les environs de Mekinès contre la tribu des Aïl Oullal qui tenait encore pour la zaouïa de Dila, le Cliérif rentra dans Fez. Le vieux marabout Sidi Mohammed el-Hadj vint avec une armée de Berbères camper à Bou Mzoura près de l'oued Fez pour le combattre ; la bataille dura trois jours ; Sidi Mohammed el-Hadj dut battre en retraite sur Dila.
Moulay er-Rechid fit ensuite une nouvelle expédition dans le Gharb qu'il acheva de pacifier ^ ; il replaça ïétouan sous l'autorité chérifienne cl fit empri-
coiiru à l'c'tabhssfnn'iil de l.i clynastic almo- I . El-Adomlin of JjJl, les Deux Quar- ^^^.jj^ „ Les habitants de ces deux quartiers. La vieille ville de Fez était divisée on tiers, écrit Edrici, sont en luttes contideux quartiers celui des .\ndalo\is et celui nuelles les uns avec les autres et se livrent des Lemtouna. Le premier tirait son nom souvent des combats sanglants ». Edrici, de ces Arabes établis en Espagne qui étaient Géographie, t. L ?• 222. venus vers 806 offrir leurs services à Edris II 2. Cf. Roland Fréjcs, Relation d'un et avaient mérité toute la confiance de ce voyage fait en t666 aux royaumes de Maroc
prince, à l'exclusion des Berbères (In.\- et de Fez pp. 8-9
Khaldol.v, t. II, p. 56o). Le second avait 3. On rappelle que l'histoire de la souété appelé Adouat el-Lemtouna du nom mission de Fez comme celle de la chute de d'une tribu qui avait puissamment con- Ghaïlan seront exposées dans le premier
I \ ZVOIÏV DE niLA KT LA CIHTE DE LA DYNASTIE SAADIENNE 583
sonner le mokaddem Mohammed ben Aissa en-Neksis'. Pour être maître du Maroc, il ne lui restait plus qu'à renverser le pouvoir de la confrérie de Dila, à supprimer les Chebàna rebelles qui, depuis i6jg, avaient détrôné le dernier des chérifs saadiens, et à faire reconnaître son autorité dans le Sous, où Sidi Ali exerçait encore son influence. Le ^4 avril iCtOH Moulay er-Rechid quitta Fez à la tète d'une mahalla, marchanf contre la puissante zaouïa. Les Dilaïtcs, commandés par un fils du vieux marabout, se portèrent au-dc\ant de lui, mais, vaincus à Bothen er-Roumman-, ils se retirèrent à la zaouia, qui ellemême ouvrit ses portes au chériF vainqueur le i8 juin 1668^. Moulay er-Recliid ne lit périr personne, mais il transféra les marabouts à Fez, d'où ils furent ensuite exilés à Tlemcen '. Il détruisit les bâtiments de fond en comble et « laissa l'emplacement comme un clianqj moissonné sur lequel on ne trouve plus trace des richesses de la veille '' ». La nouvelle de la destruction de Dila plongea dans la fraveur les Cliebàna rebelles. Ils quittèrent Merrakwh en grand nombre et se réfugièrent dans le Deren. Il sullil à Moulav er-Rechid de se présenter devant la ville pour s'en emparer (3i juillet 1668). Il fit périr tous les Chebàna qu'il y rencontra et leur chef Abou Beker ben Abd el-Kerim ". Deux ans après le Chérif s'emparait de Taroudant (23 juin 1670); les tribus du Sous et du Sahel faisaient leur soumission et le marabout Sidi Mohammed ben .\li, qui en 16Ô9 avait succédé à son père Sidi Ali, se retirait dans la zaouïa d'iligh, où il était rejoint par le Chérif qui l'obligeait à reconnaître son autorité. Cette dernière expédition rendait Moulay er-Rechid maître de tout le Maroc depuis Oudjda jusqu'à l'oued Noun.
volume de la 2' Série consacre à l'avè- emparé de la zaouia par surprise. V. /'"' nemenl de la dynastie Clalienne. Série, Angleterre, Relation de Cholmley, à