‹ Les sources inédites de l'histoire du Maroc de 1530 à 1845Chapitre 323 sur 362 · PORTUGAIS · texte numérisé non relu

PORTUGAIS

(Extrait.) Le roi de France demande la cession de Tan(jer.

(Lisbomic, ^e5 juillet 1OÔ7.I

En tête : Propositions faictes par le comte de Comenge de la pari (lu Roy Très-Chreslieii, en qualité de son ambassadeur extraordinaire, à Messieurs les députez de la Fioync Régente de Portugal.

On a offert diverses choses au Roy Très-Chrestien, mon maistre, de la part du l'eu roy de Portugal, de très-glorieuse mémoire, et depuis peu aussy de la part de la Royne Régente pour l'obliger à la conclusion d'un nouveau traiclé, et enir autres que l'on donneroit deux millions d'or, mais payables en termes fort esloignez.

Le Roy mon maistre a toujours estimé que le roi de Portugal tireroit un grand avantage de l'ortilTler son armée d'un corps estranger tant de cavalciie que d'infanterie, et, pour en faciliter les moyens, il offre la pcîrmission des levées en France et touttes les assistances qui pourront despendre de luy. Bien entendu que la levée, le passage et l'entretenemcnt dcsd. troupes se feront aux despens du roy de Portugal et, pour cet elfet, j'ay ordre de faire un traicté particulier.

Et, comme il fault une place d'armes pour la seureté des troupes, le roy mon maître demande une place, et la proposition luy en a

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desja esté faicte par les ministres de Portugal, et nommemenl de Tanger, avec quelque somme dargenl pour la mettre en estât de résister et de pouvoir eslre utillc et advantageuse aux deux couronnes.

Voilà, Messieurs, la proposition que je vous av faict de la part du Roy mon maistrc, et que vous avez souhaitté que je vous donnasse par escript. Vous en sçavez mieux que moy la conséquence. Je ne doubte pas qu'aprez les avoir examinées vous ne les trouviez très-justes. Je vous proteste que je parle aveq sincérité et que je contribueray tout autant qu il me sera possible à la perfection d'un ouvrage commencé depuis sy longtemps, et qui auroit de la peine à se renouer une autre fois, s'il venoil à se rompre.

Arrhires des Affaires élnimières. — Portiuial. — Correspondance politique. Vol. I4, f. Ul r". — Copie.

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