LETTRE DE HENRI III A MOULAY AHMED EL-MA>SOUR
// demande à Moulay Ahmed la relaxation de neuf matelots français du navire « la Louve » rjui, contre la foi des traités, ont été capturés près d'Arzila et envoyés en esclavaqe à Merrakech.
Paris, 21 février i588.
En tête : Lettre du roy Henry IV au roy de Fez.
Très-illustre prince et bon amy.
Tout ainsi que nos sujets nous doivent naturellement tout devoir, obéissance et service, aussi sommes nous tenus de les garentir de fouUe et oppression, lorsque nous savons quils ont besoin de nostre assistance. C'est pourquoy, aians esté avertis que patron Peiron Perrier, Monet Giraud et Estienne Taxistre, du lieu de Cannes, Jaumé Amcreton, Baptiste Pipin, Jean Callafat, Jean Maurellon, Anihoine Léon, et M" Jean Le Barbier, de la ville d'Antibes, et Jean Beranguier, du lieu de S' Tropez, tous, nos sujets natifs de Provence, allans tralTiquer cz mers de Levant, sous la protection des traitez de bonne amitié et intelligence qui sont entre le Grand Seigneur et nous, furent rencontrez, il y a quelque temps, à l'endroit d'Argille ' en Barbarie près le détroit de Gibeltar, dans un vaisseau nommé « la Louve », et de là menez à Marroc, et faits vos esclaves et prisonniers ; où ils sont encore misérablement détenus, au préjudice desdits traitez, lesquels nous nous sommes toujours efTorcez d'entretenir et faire observer par nos ministres et sujets de point en point, espérant de vostre part en cet