‹ Les sources inédites de l'histoire du Maroc de 1530 à 1845Chapitre 37 sur 362 · V. infra, p. 711, note 2. duction IlotuAs, pp. 33y-3iio · texte numérisé non relu

V. infra, p. 711, note 2. duction IlotuAs, pp. 33y-3iio

LX INTRODUCTION

Thomas Le Gendre, âgé de 21 ans, prit la succession de ses affaires au Maroc, quand celui-ci se retira en iGsS'.

Malgré leur installation à Safi, les marchands chrétiens devaient de loin en loin aller à Merrakech pour les besoins de leur commerce ; ils accomplissaient ces voyages, soit en se joignant à des caravanes indigènes (cailles), soit en se mettant sous la sauvegarde dun marabout. Thomas Le Gendre usa en 1G2/I de ces deux modes de protection. « J ay esté à Maroc [Merrakech], écrit-il, par cafile et j'en revins avec un marabout" ». Ce détail est confirmé et précisé par l'agent hollandais Albert Ruyl. qui note dans son journal, à la date du () février 163/î, l'arrivée à Sali de Le Gendre, escorté seulement d'un marabout nommé « Sidl el-Hayts ))^.

Deux mois après (avril 1624), Moulay Zidân qui, malgré son ressentiment contre les marchands français, avait parfois recours à leurs services, fit demander le navire de Thomas Le Gendre pour transporter du grain de Safi à Sainte-Croix (Agadir) '.

En octobre 162/i arrivait à Safi le chevalier de Razilly avec ses trois vaisseaux. On sait à la suite de quel guet-apens le Chérif le fit arrêter avec toute son escorte et les PP. capucins que le P. Joseph envoyait au Maroc pour fonder une mission". Moulay Zidàn, qui escomptait une importante rançon, consentit au mois de novembre à laisser le Chevalier retourner en France. Il l'autorisa à emmener avec lui l'un des capucins de la mission, à la condition que Thomas Le Gendre et les autres marchands français se porteraient caution du retour de ce Père dans un délai de six mois. Ceux-ci s'engagèrent à payer six cents ducats d'or, si cette clause n'était pas exécutée. Les six mois étaient à expiration en mai 1625. On verra les raisons (|ui obligèrent Razilly, retenu « malgré lui » au siège de La Rochelle, à différer son retour au Maroc^ Il n'était pas encore revenu à la fin de 1625. La situation de Thomas Le Gendre et des autres commissionnaires français devenant précaire, ceux-ci réso-

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