‹ Les sources inédites de l'histoire du Maroc de 1530 à 1845Chapitre 6 sur 362 · V. Ibidem, f · texte numérisé non relu

V. Ibidem, f

■y. \. Ibidem, f. 269. Les questions qu'il traita dans ses vespérics furent: i" An ars exornatoria medico sit tenenda? '2° An ars comptoria medico sit tenenda ? Sa thèse de doctorat était : An musica medico sit tenenda?

8. « Donalus autem fuit laurea a domino de .Monantheuil. » Ibidem,

INTRODUCTION

parle cardinal de Bourbon ' . augmenta encore son crédit en épousant en i586 damoiselle Catherine Duret^ fille de Louis Duret, premier médecin de Charles IX et de Henri III.

La Renaissance était loin d'avoir complètement détruit le prestige d'Avicenne et d'AvcI•rhoès^ et, pour ne plus èiro aussi absolue, la domination des maîtres arabes s'exerçait encore sur la médecine. Malheureusement, l'ignorance de leur langue rendait très ardue l'étude de leurs ouvrages. Ce fut pour contribuer aux progrès de l'art médical beaucoup plus que pour favoriser la philologie que le roi Henri III fonda en 1087 une chaire de langue arabe au Collège de France'. Arnoult de Lisle en fut le premier titulaire avec la qualité de « lecteur et professeur du Roy à Paris en langue arabique ° ».

Vers cette époque Guillaume Bérard", qui depuis plus de dix ans résidait à la cour des chérifs soit à litre de médecin, soit à titre de consul, éprouva le désir bien légitime de quitter le Maroc et de rentrer en France '. Mais le Chérif Moulay Ahmed el-Mansour tenait beaucoup à avoir auprès de sa personne un médecin chrétien «comme gens plus fidèles et plus entendus*». Sur le conseil de

1. « Cliens illuslrissimi cardinalis Borbonii. )) Cf. JosEPHi Scaligeri epUtohv, p. 696.

2. Le mariage de A. de Lisle cul lieu du vivant de Louis Duret (V. G. Du Val, p. 06) qui mourut le 22 juin i580. — K Henri III voulut honorer ces noces de sa présence, il accompagna la mariée à l'église et se plaça à sa droite, le père étant à sa gauche ; il assista ensuite au festin pour lequel il prêta toute la vaisselle d'argent qui y fut employée et dont il lui fit présent après le repas. « Cette anecdote est racontée par l'abbé Golmet (Mém. histor. et littér. sur le Collège Royal de France, p. i.3) qui l'a tirée soit de Teissier, Les élorjcs des hommes saoanls tirés de l'Histoire de M. de Thou, t. Il, p. 321, soit de Niceron, Mém. pour servir à l'Iiist. des hommes illustres..., t. XXIII, p. 3g2.

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