AVANT-PROPOS
Après les remarquables travaux de MM. Chamard, Vianey et Séché sur Du Bellay, il semblait que rien ne restait à faire sur cet auteur.
Mes recherches cependant m'ont permis de rencontrer un texte de Sperone Speroni, qui jette une vive lumière sur la <( Deffence et Illustration de la Udi^^uc française ».
Il en résulte que cette œuvre, capitale dans l'histoire de notre littérature, n'est pas du tout, connue on le pensait en général, une a'uvre originale. Certainonent, elle est en grande partie traduite de l'italien, et probablement en totalité elle est d'iuspiralioji italionie. C\'St seulenwnt par son opportunité, par so)i influence qu'elle est intéressante. C'est ce que je vais essayer de montrer dans cette étude ; et du même coup elle fera voir, je pense, jusqu'à quel point la Pléiade est redevable de ses théories à l'Italie, et combien le développe nuvit du vulgaire français au XVb siècle a été encouragé par l'exemple des écrivains italiens.
Je prie quelques-uns de uws anciens maîtres de bien vouloir trouver ici l'expression de ma sincère gratitude : en
patiiciiVicr M. Irrdiiiaïul Bruno! dont les leçons, non moins que les oiivrao;c's appréciés de loiis, m'ont inilié à l'histoire de In lanonc française; M. Henri Chamard, ikvit les éludes sur Du Bellay m'ont servi de i^^nides ; et encore et surtout M. Gustave Lanso)i.
Je dois aussi adresser mes 1res sincères remerciements à M, Léon Dore- pour l'extrême Henveillance qu'il m'a léjnoignée à l'occasion de cette publication. 'J'ous ceux qui ont écrit dans cette collection ont pu apprécier cette hienveiJlanc(. Pour moi cepeiuiant elle s'est manifestée d'une nuinicre particulière dont je suis profondénwnf touché. M. Dore~ voudra bien trouver ici l'expression de ma reconnaissance.
l'iF.KKi-; X'II.LHY.
IXTRODICTIOX