III. — LE TRAVAIL GRAMMATICAL AUTOUR DK BEMBO
Dans l'effort qui fut alors tenté pour régler la langue vulgaire, on peur distinguer, semble-t-il, trois questions principales. D'abord, il fiillait se mettre d'accord sur ce qu'était la langue vulgaire, déterminer ce qu'on entendait par ce mot. Ensuite, il fallait en préciser la grannnaire. Enfin, on sentit bientôt la nécessité d'en fixer l'orthographe. Définie dans son contenu, précisée et clarifiée par le travail des grammairiens, simplifiée dans son écriture, elle serait plus apte à produire des œuvres classiques, à porter une littérature admirée comme les littératures grecque et latine.
Nous venons d'entendre Bembo, un Vénitien, déclarer que le vulgaire dont les écrivains doivent user, c'est la langue toscane, non la langue toscane du xvi'^ siècle, mais celle du xiii% celle dont ont fiiit usage les Pétrarque et les Boccace. Cette conclusion n'était