‹ Les sources italiennes de la "Deffense et illustration de la langue françoise" de Joachim du BellayChapitre 42 sur 62 · I. XI · texte numérisé non relu

I. XI

ron, bâtissant leurs poèmes des hemystvches de l'un et jurant en leurs proses aux motz et sentences de l'autre (i). » Celles-là encore, presque entières, sont traduites de Speroni. Il faut lui en rendre la paternité. Mais il est temps de montrer combien plusieurs de ces emprunts sont fidèles. Pour le rendre sensible je citerai en regard le texte de Du Bellay et celui de l'auteur italien (2). J'accompagnerai ce dernier de la traduction de Gruget qui est presque toujours très littérale, et qui, par la comparaison d'une traduction contemporaine, nous fera mieux sentir combien Du Bellav suit parfois servilement son modèle. On voudia bien se rappeler que Gruget a eu connaissance de la Deffence, et l'on verra qu'en quelques endroits il semble avoir profité des suggestions de Du Bellav.

(i) loid.. p. 149.

(2| Je cite le texte de la première édition (1S42). Rien ne prouve que Du Bellav ait eu connaissance de cette édition plutôt que d'une quelconque des quatre suivantes ; mais, dans l'impossibilité où nous sommes de déterminer la sienne, j'ai cru préférable de me reporter à la première. Aucune des autres, en effet, n'a été revue par Speroni et n'apporte un état diflérent du texte.

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