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Les sources

La terre sans les sources, c'est le désert, dont les voyageurs, les géographes, nous ont donné une idée très précise. L'ancien monde est traversé obliquement, des monts Khingan au cours du Sénégal, par une zone de terres sèches portant différents noms : Gobi, Kizil-Koum, Alk Koum, déserts de Perse, de

Syrie, d'Arabie, Sahara. Cette zone a se trouve sur le parcours des vents secs, et les reflux aériens ne lui versent qu'une faible quantité d'eau pluvieuse\ »

Prenons au hasard, dans les récits nombreux des explorateurs dont les déserts ont tenté l'intrépidité, quelques traits qui peignent bien l'aridité de la terre desséchée.

Voici pour le Sahara :

(( Des dunes, semblables à des vagues, s'élèvent l'une derrière l'autre jusqu'aux limites de l'horizon, séparées par d'étroites vallées qui représentent les dépressions des grandes lames de l'Océan, dont elles snnulent tous les aspects. Tantôt elles s'amincissent en crêtes tranchantes, s'effilent en pyramides, et tantôt s'arrondissent en voûtes cylindriques. Vues de loin, ces dunes nous rappelaient aussi quelquefois les apparences du névé dans les cirques et sur les arêtes qui avoisinent les plus hauts sommets des Alpes. La couleur prêtait encore à l'illusion. Modelés par les vents, les sables brûlants du désert prennent les mêmes formes que les névés des glaciers. »

Quand le vent souffle, on voit u une couche de poussière courir dans les vallées, remonter les pentes des dunes, ou couronner les crêtes et retomber en nappe de l'autre côté. Deux vents, celui du nord-ouest et celui du sud ou simoun, régnent dans le désert. Leurs effets se contre-balancent si bien, que l'un ramène le sable que l'autre a déplacé et la dune reste en place et conserve sa forme : l'Arabe nomade la reconnaît.

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