SOURCES, TREMBLEMENTS DE TERRE ET VOLCANS
cratériforme lorsque le volcan de Tîle Tongariro entre on éruption. Pour ce qui concerne les tremblements de terre, il y a bien longtemps déjà qu'on a reconnu leur influence maîtresse sur les sources :
« Les mêmes secousses, relativement assez faibles, furent, dit Strabon\ ressenties dans toute la Syrie et s'étendirent même à plusieurs des Cyclades et jusqu'en Eubée : on vit là les eaux d'Arétlmse (il s'agit d'une des fontaines de Chalcis) tarir tout à coup, puis recommencer à sourdre quelques jours après, mais par une ouverture différente, et tout ce temps-là le sol ne cessa de trembler sur un point ou sur un autre, puis il finit par s'entr'ouvrir et vomit dans la plaine de Lélante un torrent de boue enflammée. »
(( On a vu, dit ailleurs le même auteur S le Ladon s'arrêter tout d'un coup par suite d'une obstruction de ses sources. Les bérèlhres^ qui existent aux environs de Phénée et qui servaient au transport des eaux, (dont ce fleuve est formé) ayant été ébranlées par un tremblement de terre, s'effondrèrent, et leurs débris, <ni atteignant et en comblant les veines les plus profondes de la source, occasionnèrent cette interruption momentanée du cours du fleuve. Du moins est-ce ainsi que certains auteurs expliquent le phénomène. Erathostène, lui, en voit la cause dans l'existence de ce lac temporaire que forme auprès de Phénée la rivière (Aroanius) : « Cette rivière, dit-il, s'engouffre « dans des pertuis, appelés zérèthres\ et, suivant