Tchilialcbel'i. Le Bosphore et Coiislanlinople
descendant en maçonnerie, en terre cuite ou en métal, établi le long du penchant d'un coteau et qui traverse ensuite la vallée en se modifiant sur ses différentes inflexions, pour remonter la pente d'un second coteau; de sorte que l'eau qui parcourt ce canal s'élève à très peu près, quand elle a franchi la vallée, de la quantité dont elle était descendue ^
A Paris, l'histoire de l'eau est aussi intéressante qu'à Piome.
Belgrand, dans son grand ouvrage, les Travaux souterrains de Paris, l'a tracée magistralement Elle se trouve liée d'une façon intime à celle des progrès de la ville. Qu'on en juge.
Dans l'origine, l'eau nécessaire aux Parisiens provenait de la Seine, de la Bièvre, et surtout des puits creusés, sans grande dépense, dans les graviers qui tapissent le fond de la vallée. La possibilité d'extraire de l'eau de puits peu profonds a été une des causes du développement de la ville sur la rive droite de la Seine; de ce côté du fleuve elle a facilement franchi l'enceinte de ses premiers remparts et elle s'étendait déjtà, sous le règne de Louis XIII, jusqu'à la ligne des grands boulevards, tandis que, sur la rive gauche, elle restait enfermée dans lesnmrs de Philippe- Auguste.
Les quartiers hauts de cette partie de la ville, ce que Ton appelait alors l'Université, souffraient beaucoup de la rareté de l'eau en raison de la grande profondeur des puits. Cette pénurie s'est fait sentir jus-