‹ Les sourcesChapitre 25 sur 109 · Paiisaiiias, livre X · texte numérisé non relu

Paiisaiiias, livre X

LES RÉAPPAHITIONS DES lUVIÈUES lOD

« A cinq stades d'Aséa, près du grand chemin, on vous fera remarquer la source de l'Alphée, et un peu plus loin, sur le chemin même, la source deTEurotas. Auprès de la première on voit un temple de la mère du dieu, qui n'a plus de toit, mais où il est resté deux lions de marbre. L'Eurotas mêle ses eaux avec celles de TAlphce et, confondus ensemble, ils coulent durant quelque temps dans un commun canal, jusqu'à ce qu'ils soient précipités sous terre l'un et l'autre; après quoi l'un va reparaître dans la Laconie, et l'autre semble sortir d'une nouvelle source dans le territoire de Mégalopolis^ »

Ce fleuve Alphée qui était cher à Jupiter, avait une grande célébrité parmi les Grecs ; ils prétendaient qu'après s'être jeté dans la mer, il reparaissait dans l'île d'Ortygie pour s'unir à la fontaine Aréthuse. Naturellement, à l'origine, Aréthuse était une nymphe et Alphée, un grand chasseur.

Pausanias, qui rapporte la réapparition du fleuve dans l'île d'Ortygie, dit qu'elle est vraisemblable, parce qu'il y a d'autres exemples bien prouvés de ce fait : « Moi-même, dans le pays des Hébreux, j'ai vu le fleuve du Jourdain qui entre dans le ]a(î de Tibériade, et qui ensuite va se perdre dans une espèce de lac qu'ils nomment la mer Morte. »

Dans certaines parties de la Grèce, les chaînons montagneux sont emboîtés de manière à constituer des bassins complètement fermés dans lesquels les eaux qui s'y réunissent formeraient autant de lacs, si des

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