LES RÉAPPARITIONS DES RIVIÈRES
Un bon nombre de grosses sources ne sont en réalité que des réapparitions au jour de rivières engouffrées plus haut dans des cavités du sol. De pareilles disparitions ont naturellement fixé l'attention des anciens qui, suivant leur habitude constante, leur ont attribué un caractère sacré.
(( Panyasis, fils de Polyarque, dans ses vers sur Hercule fait la fontaine de Castalic, fille de l'Achélous. (( Ce héros, dit-il, après avoir passé les neiges du (( mont Parnasse, vint sur les bords de la fontaine de « Castalic qui tire son origine du fleuve Achéloùs. » Mais j'ai ouï dire à d'autres que c'est le Céphise qui a fait présent de cette source aux habitants de Delphes, et c'est une fiction du poète Alcée dans le prologue d'un hymne à Apollon. Ce sentiment est confirmé par la pratique des Liléens qui, à certains jours de l'année, pour honorer le fleuve Céphise jettent une espèce de pâte sacrée dans sa source; car ils assurent que bientôt après on voit paraître cette pâte dans la fontaine de Castalic ^ »