SCÈNE VII BRATSBERG, RINGDAL, FIELDBO
ringdal. — Monsieur le chambellan ?
bratsberg (il va à la porte du salon). — Monsieur le docteur,... je vous prie ! Hé bien, Ringdal, voilà mes prédictions accomplies!
fieldi o. — Que puis-je faire pour votre service ?
ringdal. — Quelles prédictions ?
bratsberg. — Nous allons de progrès en progrès. Je viens d'apprendre qu'il y a en circulation une lettre de change fausse.
ringdal. — Une lettre de change fausse?
bratsberg. — Parfaitement. Et sous quel nom, pensez-vous? Sous mon nom?
fieldbo. — Mais, pour Dieu, qui a commis le faux?
bratsberg. — Gomment puis-je le savoir? Docteur, rendez-moi un service : cette lettre de change doit avoir été négociée à la Banque d'Épargne ou à la Caisse de Prévoyance des forges ; rendez-vous au plus vite chez Lundestad ; en sa qualité d'administrateur de la caisse, il doit savoir si l'on a présenté une fausse lettre de change.
fieldbo. — Dans quelques instants, je vous apporterai la réponse.
(Il sort rapidement )
bratsberg. — Et vous, Ringdal, allez à la Banque d'Épargne. Dès que nous connaîtrons le coupable, nous ferons un exemple. Pas de pitié pour des faussaires.
rixgdal. — Bien, monsieur le chambellan. Je n'aurais jamais cru cela!
(Il sort. Le chambellan se promène un instant de long en large Au moment où il va rentrer dans son bureau, arrive Erik.)