‹ Les soutiens de la sociétéChapitre 49 sur 131 · SCÈNE XIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XIII

Les Mêmes, M™ et MIle BERNIGK, M11" LONA et DINA, HILMAR

(Entrent Lona, MQe et M1U Bernick, Dina et Hilmar.

Mme bernick. — Je ne pourrai m'y opposer, monsi le vicaire, même avec la meilleure volonté du monde.

rorlund. — Je saurai l'empêcher, moi, madame Bernick. Dina, vous êtes étourdie, mais je ne veux pas trop vous en blâmer, car vous avez été privée longtemps des appuis moraux qui vous eussent préservée. Je me reproche même de n'être pas venu plus tôt à votre secours.

dina. — Vous ne devez pas parler maintenant.

Mme bernick. — Qu'est-ce que cela signifie?

rorlund.— Je veux parler aujourd'hui même, malgré votre conduite d'hier et de tout à l'heure encore... Il s'agit de votre salut, cette considération doit primer toutes les autres. Vous vous souvenez de la promesse que, l'autre jour, je vous ai faite; vous vous souvenez de la promesse que vous m'avez fait en échange, eh bien, 'heure en est venue, je n'attendrai pas plus longtemps,

(A Johann.) Cette jeune fille à laquelle vous osez prétendre est ma fiancée.

Mme bernigk. — Que dites-vous?

bernigk. — Dina !

johann. — Vous ? Elle ?

mademoiselle bernigk. — Non, non, Dina!

lona. — Mensonge !

johann. — Dina, cet homme dit-il la vérité ?

dina {après une hésitation). — Oui.

rorlund (à Johann). — J'espère que maintenant tous tos artifices de séduction seront vaines, (à Dina) La démarche que je viens de faire dans l'intérêt de votre salut peut être rendue publique ; j'ai le ferme espoir qu'on ne la jugera pas défavorablement. En attendant, madame Bernick, je crois qu'il sera bon d'emmener cette jeune fille hors d'ici afin de rendre à son esprit le repos qu'il a perdu.

madame bernigk. — Oui; viens, Dina. Oh ! quel bonheur pour toi l (Elle emmène Dina, Rorlund les suit).

mademoiselle bernigk. — Adieu, Johann*

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