‹ Les soutiens de la sociétéChapitre 65 sur 131 · SCÈNE XV HILMAR, BERNICK, KRAPP, M«« LONA · texte numérisé non relu

SCÈNE XV HILMAR, BERNICK, KRAPP, M«« LONA

hilmar [agité). — Je ne trouve personne. Tout le monde est parti. Betty non plus.

BERNIGK. — Qu'aS-tU?

hilmar. — Je n'ose te le dire.

BERNIGK. — Qu'y a-t-il? Réponds, je veux que tu me répondes!

hilmar. — Tu le veux? Eh bien... Olaf... est parti avec l'Indian-Girl.

BERNIGK. — Olaf! Avec VIndian Gi'W? Non! Non!... Tu mens !

lona. — Si, c'est vrai, je comprends maintenant. Je l'ai vu sauter par la fenêtre.

bernick {désespéré, se tournant vers la porte de sa chambre). — Krapp, à tout prix, il faut retenir VIndian Girl.

krapp [sortant de la chambre). — Impossible, monsieur le consul; comment voulez-vous que l'on...

bernick. — Il faut l'empêcher de partir, te dis-je, Olaf est abord!

krapp. — Que dites-vous là?

rummel (sortant). — Olaf est parti! C'est impossible!

sandstad. — On le renverra avec le pilote, monsieur le consul.

hilmar. — Non, non ! Il m'a écrit {montrant une lettre :) Il me dit qu'il se cachera à fond de cale jusqu'à ce que le navire soit en pleine mer.

bernick. — Je ne le reverrai plus !

rummel. — Allons donc! Quelle folie I Un bon et solide navire qui vient d'être réparé.

wiegeland. — Sur notre propre chantier, monsieur le consul.

bernick. — Je ne le reverrai jamais, vous dis-je! J'ai perdu mon enfant, Lonal Je le sens, je le sens, je n'ai pas été un bon père pour lui 1 {Prêtant V oreille :) Qu'estce que c'est?

rummel. — De la musique. C'est la fête qui arrive.

bernick. — Je ne puis, je ne veux recevoir personne !

rummel. — Y penses-tu ? C'est de la folie !

sandstad. — De la folie, monsieur le consul; songez donc aux intérêts qui sont en jeu!

bernick. — Eh ! qne m'importe cela ? Pour qui travaillerai-je maintenant?

rummel. — Tu le demandes? Et nous? Et la Société?

wiegeland. — Très vrai.

sandstad. — Oubliez-vous, monsieur le consul, que vous...

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