‹ Les soutiens de la sociétéChapitre 72 sur 131 · BERNICK, OLAF, AUNE · texte numérisé non relu

BERNICK, OLAF, AUNE

BERNICK — Olaf I

olaf. — Mon père, je te promets... que jamais plus je ne...

BERNiGK. — Je ne m'enfuirai ?

olaf. — Oui, je te le promets, mon père.

bernick. — Et moi je te promets que jamais plus tu n'auras de raison de le vouloir. A partir de ce jour, je ne te considérerai plus comme mon héritier, comme le continuateur de ma tâche ; je te traiterai en jeune hommeappelé à choisir librement le but de sa vie.

olaf. — Je puis choisir moi-même ma carrière?

bernick. — Tu le peux.

olaf. — Merci, mon père; eh bien, écoute... je ne veux pas devenir... un soutien de la société.

bernick. — Non, pourquoi pas?

olaf. — Oh!... Il me semble que ce doit être trop pénible.

bernick. — Il suffit que tu deviennes un honnête homme, Olaf. Du reste, il en sera ce que Dieu voudra. .► Et toi, Aune...

aune. — Je suis congédié, monsieur le consul, je le sais.

bernick. — Tu resteras avec moi, Aune; et pardonne* moi...

aune. — Hein? Mais le navire ne part pas ce soir. bernick. — Il ne partira pas demain non plus. J

vous avais fixé un délai trop court. Il faudra l'examiner avec soin et faire toutes les réparations nécessaires.

aune. — Vous serez obéi, monsieur le consul, et même avec les nouvelles machines.

bernick. — Très bien, Aune. Soigneusement et consciencieusement. Beaucoup de choses chez nous ont besoin de grandes réparations. Bonne nuit, Aune?

aune. — Bonne nuit, monsieur le consul; et merci, merci, merci l

(Il sort par la droite.)

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