SCÈNE VII BRATSBERG, RINGDAL, HEJRE, STENSGARD
ringdal. — Je vous dis, moi aussi, que c'est un malentendu.
hejre. — Oui? Alors je ne devrai plus à l'avenir en croire mes oreilles.
bratsberg. — Il y a du nouveau, Hejre?
hejre. — Non, si ce n'est que Lundestad est en train de passer dans le parti de Storli.
bratsberg. — Tu plaisantes!
hejre. — Je te demande pardon, très cher, je le tiens de sa propre bouche. Le propriétaire Lundestad veut, pour des raisons de santé, rentrer dans la vie privée ; on sait ce que cela veut dire.
stensgard. — Vous tenez cela de sa propre bouche.
hejre. — Parfaitement, il a annoncé cette grande nouvelle à un groupe d'auditeurs qui en sont restés tout ébahis. Hé, hét
bratsberg. — Mais, mon bon Ringdal, comment con-' cilier tout cela, comment expliquer...?
hejre. — Ohl ce n'est pas difficile à deviner.
bratsberg. — Certainement, mais c'est là une grosse affaire pour le district. Venez, Ringdal, il faut que nous demandions des explications à Lundestad.
(Il descend avec Ringdal dans le jardin.)