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devons faire l'inventaire des richesses du pays entier. Les soviets des députés ouvriers, soldats et paysans et les organes centraux des soviets — le Comité Exécutif Central et le Conseil’ des Commissaires du peuple —accompliront cette tâche. Nous devons être exacts comme un teneur de.
livres dans une maison de commerce, nous devons savoir Calculer, afin de nous rendre un compte exact des ressources du pays, afin de savoir les quantités de matières premieres, de blé, etc. dont nous pouvons disposer, le nombre de nos travail - leurs, de nos artisans, de taïlleurs, de menui- D | At siers, etc., etc. Ces données doivent être réparties
Fa comme les touches d’un clavier que nous ferons … D résonner suivant nos besoins. Nous devons con- ie : e ‘naître exactement ce dont nous disposons. Si, par | à. à exemple, la nécessité l'exige nous devons être à
in tout moment à même de transférer un nombre donné de métallurgistes de tel endroit à tel autre. | Le travail que nous nous proposons d'introduire UD, doit être sain et productif; mais il doit aussi un , être intense. La journée doit compter. six ou sept . heures d’un travail assidu, mais le reste du temps is le travailleur doit ‘se sentir un libre citoyen et 0 pouvoir s’adonner À la culture de son esprit. Ce D but est difficile à atteindre, mais nous y arrive: . rons. Nous avons à tenir compte de toutes choses. Nous avons à présent un grand nombre de fabri: ques parfaitement inutiles. Nous souffroné souvent. et du chômage et de la famine uniquement par Suite de la mauvaise répartition des travailleurs. Des usines produisent des articles superflus tan- … dis que d’autres manquent de matériaux pour les besoïns les plus pressants. Nous sommes posses-/ he seurs de richesses dont nous ne connaissons pas + à même la valeur, la guerre ayant tout désorga- } nisé. Les masses sont souvent déguenillées et. EE affamées tandis que les dépôts de l'intendance sh. resorgent de draps, de toile, d’uniformes, Il nous
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arrive de découvrir par hasard d'énormes quantités de provisions. Dans les campagnes, des accapareurs amassent des millions de pouds de blé:
C'est le cas dans les gouvernements de Toula, : de Koursk et d'Orel. Naturellement, ces provisions, ils ne consentent pas à nous les céder et jusqu'à présent nous n'avons su les convaincre : qu'une fois qu'il y allait de l'intérêt général et que nous ne sommes nuHément disposés à plaisanter. C’est tout simplement une ‘question de vie ou de mort. Mais si nous,avions une organi-, sation régulière, nul accaparéur n’eüt osé soustraire le pain quotidien aux masses affamées et la question du ravitaillement eût été résolue. Voyons, par exemple, les chemins de fer; là, comme partout, nous nous heurtons à une quantité d'abus. Les camarades employés aux voies et communications savent très bien quil y.a parmi eux, surtout parmi les chefs, un grand nombre de traficants, qui se livrent au commerce des wagons; ils se livrent à la contrebande des marchandises et parfois même font disparaître des convois entiers de marchandises. Quel est la cause de ce désordre? C’est l'héritage de l’ancien régime. On n'avait pas sous l’ancien régime de Sentiment de responsabilité envers le peuple et la guerre a encore dépravé les foules. Toutes les idées se sont confondues. Le travailleur se dit: puisque tout va si mal dans le pays à quoi bon. se donner de la peine? Que je travaille un peu
- plus, ou un peu moins, Cela n’avancera à rien.
Mais, camarades, nous devons faire comprendre à chacun qu'il n’y va plus des intérêts de la bourgeoisie, mais bien de nos propres intérêts; chaque paysan, chaque ouvrier doit se pénétrer de cette, conviction. C’est pourquoi il faut introduire dans toutes les fabriques, dans toutes les usines, une sévère discipline du travail. Que veulent dire ces mots «Discipline du travail» ? La discipline révo-
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