‹ Les Soviets et l'impérialisme mondialChapitre 7 sur 14 · RE · texte numérisé non relu

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… des + “état de Tv guerre cle se He. compte He

du danger intérieur qui la menace, et ,elle

s'efforce de réprimer les révoltes grandissantes + . avéc le concours de ses «héroïques» généraux. ii Les choses ‘se Fée ainsi en Europe Be He k

> qui vient de se terminer, même dans\ces premiers Le temps, où tout le. monde semblait pénétré de . - sentiments patriotiques, j'ai eu l’occasion de con maitre. l'opinion de quelques hommes politiques | bourgeois qui se disaient déjà tout bas que la

guerre se terminerait par une révolution mondiale.

Ces. politiciens espéraient naturellement en venir

‘à bout; n'empêche que les journaux bourgeois et, à

par exemple. l’Economiste anglais (août, septembre, . octobre 1914) prévirent dès la première année de là guerre un mouvement révolutionnaire socialiste

Chez tous les peuples belligérants. Ils en comprenaient l'inéluctabilité, comme nous avions : raison de prédire qu’en Russie la guëtre amènerait la révolution, qui poussée à ses dernières conséquences amènerait à la. dictature “du prolé-

ie tariat. | | = Le capital fut créé en Russie à J'aide du ul. de l'Europé occidentale, En France, au. :

contraire, le capital s’est amassé petit à petit du-

rant de “longs siècles. Au moyen-àge les. diffé. -

rents métiers se développent; d’infimes entreprises, des corporations, d'artisans se forment; peu à peu ces entreprises, ces corporations grandissent et prospèrent en d'immenses entreprises; de vastes . manufactures se créèrent, etc. et la Bourse fran-

à çaise attira autour d'elle tout un monde —de . moyens et petits commerçants qui acquirent une

certaine influencé politique. ei Mais que voyons-nous chez nous”? | Chez nous le capital étranger, français, anglais,

allemand, s’introduisit d'emblée; il créa d'un Coup «

. d'immenses usines là, où encore la veille il n'y

SR

Te: | LD. TROTSKY

avait que le désert. Ce fut le cas dans le souver- =

nement d'Ekatérinoslav ét dans tout notre Sud êt

nôtre Sud-Ouest: des entreprises, colossales se.

sont multipliées Là, ainsi qu’à Pétrograd, à Moscou et dans, d’autres grands centres. Le capital transplante ces entreprises toutes faites, sans transition.

De cette facon la bourgeoisie reste étrangère au. peuple. Disposant d’une énorme puissance finan- .

cière, elle n'exerce. aucune influence politique. Chez nous aucune bourgeoisie n’a de valeur pohtique, excepté les paysans cossus (et en Russie la majorité des paysans ne sont que des prolétaires affamés). Chez nous la grande question de Ïa révolution ce fut donc de savoir quelle attitude

adopteraient les paysans pauvres. Suivraient-1ils

la bourgeoisie qui les abuse én leur donnant de

fausses espérances, ou se rangeraient-ils du côté .

de la classe ouvriére? Là était la question.

. I n'était Certes pas question ni de Tchernov, mi de Tzérételli, ni même de Kérensky qui’n'’étaient en somme que les commis et les maquignons de Ha

bourgeoisie, mais il était urgent de savoir -dans :

quelle voie entrerajent les paysans pauvres? De quel côté pencheraïit la balance? Serait-ce du côté

de Ia bourgeoisie, ou du côté des ouvriers? A présent nous pouvons dire que la question est aux trois quarts tranchée, grâce aux Soviets de paysans et d'ouvriers: qué l'influence de la bour-

geoisie dans le pays est annulée, que les pauvres des campagnes suivront la classe ouvrière d'autant

plus volontiers que le prolétariat des villes devient … de plus en plus conscient. Et ce n’est que grâce

à cela, camarades, quil nous sera possible de

vaincre, Le prolétariat des villes est chez nous

en minorité, la majorité appartient aux paysans.

IE s’en suit que si les paysans ne prêtaient pas leur concours aux ouvriers, ceux-ci ne pourraient — Se maintenir au pouvoir. La classe ouvrièré ne lutte donc pas pour $es seuls intérêts: elle est

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donc dans cette lutte parfaitement Solidaire avec les paysans et si elle sait soutenir ce grand combat … usqu’à la fin elle deviendra, dans le vrai sens de ce mot; le héros de cette épopée populaire. - Dans les anciennes révolutions la bourgeoisie dirigeait les masses. Il en fut ainsi pendant la Grande Révolution française, pendant. la révolution de 1848 en Allemagne — bref. dans ‘toutes les révolutions du XVII et. du X VIII siècles. :. fl en fut ainsi de tous temps. Mais à présent, : camarades, — et vous voyez €n ceci un-énorne changement, un pas gigantesque vers le progrès — notre classe ouvrière se libère pour la première fois de la tutelle de là bourgeoisie, de sa pré pondérance mentale, et, ne comptant que sur ses propres forces, elle se sépare de la bourgeoisie, obligeant les masses à se railier aux prolétaires. C'est ce qui fait la force de la réfolution russe, et c'est-là son trait distinctif. RE

: C'est aussi pour cela que les organes de là

révolution — les Soviets des députés paysans € ouvriers excitent la haine de la bourgeoisie de tous les pays. Dans les premiers temps lorsque 2.

éclata la révolution en Russie (1), lorsque les journaux apportèrent cette nouvelle à New-York, la presse bourgeoise américaine témoigna beaucoup de sympathie à ce mouvement. Larumeur publi que affirmait que Nicolas Il se disposait À conélure avec l'Allemagne une pdix séparée, alors © que l'Amérique s’apprêtait à entrer en guerre \ dans quelques semaines. — L'abdication du Tsar et la formation d’un ministère Milioukov-Goutch- =. kov eurent l'approbation de toute la presse Capitaliste, mais lorsqu'on apprit la formation à Pé tersbourg des Soviets d'ouvriers et de soldats en désaccord avec les ministres — Kérensky et Tohernov se trouvaient pourtant alors à la tète du gou-

ares

(:) Celle de mars 1917, qui renversa l’autécratie.

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