si “hit “hurs n’a pas eu un its
ment immédiat dans tous les pays, en Angleterre, : en Allemagne, en France, comme nous avions
. lieu de l’espérer, la faute en retombe en grande partie sur les travailleurs eux-mêmes qui tergi-
versaient et espéraient s'entendre avec les partis
. modérés. Les leaders des masses ouvrières comp-
taient que la révolution amènerait une paix ra-.
| pide; sans nul doute si Kérensky, Milioukoff, ou de & ceux qui pouvaient les remplacer avaient proposé la paix aux belligérants, l'élan des peuples .
vers la paix eût été irrésistible et notre propa- | | gañde révolutionnaire eût obtenu un immense
succés. Mais nous fümes au contraire contraints
de continuer, bien malgré nous, la politique des
anciens diplomates impérialistes. Nous dûmes pré © parer ainsi l’offensive de 15 juin qui s’acheva par une terrible et sanglante défaite. Les travailleurs de
| tous les pays s’attendaient à ce que la révolu- .
tion russe se manifestât dans toute sa grandeur et montrât aux nations la voie vers une vie noubone mais ils durent constater que rien de nou-
ee, veau ne s'était passé: les mêmes alliés contice nuaient la même guerre, les mêmes agréssions
au nom des mêmes tendances spoliatrices: Ja bourgeoisie en profita partout pour dénigrer la
révolution et la couvrir d’opprobre. La presse : :
bourgeoise proclamait que la révolution $e rédui-
ait à un changement de gouvernement, et que
| le nouveau gouvernement poursuivrait l’ancienne Dome Le changement avait donc été inutile,