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la révolution n’était qu'une désillusion de plus, “+ |
une vaine aventure. Les cœurs des travailleurs
4 ‘se refroidirent envers la révolution. L’offensive
D rpnse par Kérensky le 18 juin fut un coup . . de massue pour la classe ouvrière de tous les | pays, et surtout pour notre révolution russe. Si nous sommes maintenant en présence du traité
. de Brest-Litovsk, le ph pone des traités qui |
nos : “M, TROTSKY..
| aient jamais été conclus, c'est à cause de la
politique des diplomates impériaux d’une part, de
celle de Kérensky et dé son offensive du 18 juin. Ce sont les diplomates et les bureaucrates du Tsar qui nous précipitèrent dans cette guerre criminelle
à seule fin de piller les peuples en prodiguant $es ri |
chesses; ce sont eux qui les maintinrent dans l'ignorance el l'esclavage, ce sont les Kérensky, les Tzérételli, les Tchernoff qui continuant les anciennes traditions, nous amenèrent au désastre du 18 juin.
Les premiers ont ruiné matériellement notre pays,
les derniers le dégradaient moralement. Et nous voici forcés de payer les traites —comme l’est la paix de Brest —- qu'ils ont tirées. Ce sont les
lettres de change du Tsar, de Kérensky et Co.
que nous acquittons ‘aujourd’hui. Toute la res-
ponsabilité de leurs crimes monstrueux retombe:
maintenant sur la classe ouvrière; nous subissons
les conséquences des péchés de l'impérialisme in-
ternational et de ses complices. Et ils nous re-
prochent à présent d'avoir sioné le traité de
Brest-Litovsk. Nous l'avons signé: il est vrai, mais révoltés, indignés, constatant que nous étions trop faibles pour rompre le nœud coulant qu'on nous mettait autour du cou. Oui, nous
avons subi cette honte, comme il arrive au tr&
vailleur que la misère réduit au désespoir d'aller
vendre son labeur et célui de sa compagne à un
patron, puisqu'il n’est pas d’autres moyens de Sauvegarder son existence. Nous avons signé ainsi cette paix abjecte. Cette paix nous fait payer l'œuvre criminelle de l'impérialisme inter-
national et de ses valets -— socialistes concilia-
teurs. Sur ces traites, on distingue nettement les Signatures de Nicolas II, de Milioukoff et de Ké-
rensky. Tels sont les «intérêts» du traité de : .
Brest-Litovsk.
Mais, cämarades, il n’est pas dit que les | causes historiques une fois expliquées, les CTI
els … démasqués, nous puissions trouver. vu uelque repos. Bien au contraire. Nous. conve- 1 que. nous sommes faibles, extrémément ibles et c’est là une taré historique indubi- … ble, car l'histoire ne pardonne pas aux faibles. è Celui qui est faible devient la proie du fort. loi es discours élevés et les nobles paroles ne ffissent point. Jetons un coup d’œil sur l'Enrope. Voyez, par exemple, le Portugal, pauvre. petit pays de deux millions et demi dada qui ne voulaient pas “ guerre, mais que l’on. )bI part. Que réprésente | Ja Je Portugal? Il est le vassal, l'es-.
| Et la Serbie? Elle est.
rasée par l'Allemagne, la Turquie, soi-disant . à Valliée de l'Allemagne, n'est-elle pas elle aussi, réduite en esclavage? Et la Grèce? Qui l’o obligea se mêler de la guerre? L’Entente. Tons ces pays à l’heure présente sont subjugués par l’Allemagne ou par l'Angleterre. Parce qu'ils étaient faibles et ne pouvaient se défendre.—Et la Bulgarie? Elle hésitait./ Les masses populaires s’y.