‹ Les Spasmes Duodénaux dans l'Appendicite Chronique et les Inflammations du Côlon DroitChapitre 24 sur 27 · NO NS · texte numérisé non relu

NO NS

la partie droite du transverse et l’ampoule rectale. Point douloureux sur le bas-fond cæcal en position debout et couchée.

Spasme duodénal avec signes cliniques et radiologiques d’appendicite.

M. J..., 28 ans, vient consulter le 5 mars 1934 pour une douleur dans le flanc droit depuis 3 ou 4 jours, non rythmée par les repas, sans nausées ni vomissements. Pas de troubles importants des selles.

Dans les antécédents, on note : 9 ans auparavant, un ictère avec

selles blanches, sans fièvre, ayant duré 3 semaines.

Spécificité depuis 1930, traitée par plusieurs séries de novar, interrompues par le malade lorsque les réactions furent négatives.

Examen : On perçoit dans la fosse iliaque droite, une masse allongée un peu obliquement en bas, en dedans, dont on sent facilement le bord externe et le bord interne, un peu sensible et douloureuse.

Point douloureux vésiculaire.

Foie un peu gros.

Pointe de hernie bilatérale.

Examen général négatif par ailleurs.

Radioscopie : le 6 mars 1934. Aérocolie gauche. Estomac sans déformation ni liquide à jeun, avec arrêt persistant au niveau du genu inferius, mouvements de va-et-vient et évacuation ultérieure. par grosses bouchées.

A 17 heures : Baryte dans le cæco ascendant et dans le transverse, ce dernier ayant un aspect filiforme.

Le lendemain : Ascendant évacué mais bas-fond cæcal injecté, bas situé et douloureux à la palpation en position debout et couchée. Tout le reste du gros intestin est injecté et un peu contourné.

Le surlendemain : Intestin complètement évacué à l’exception d’une tache de baryte occupant le bas-fond cæcal, très douloureux

à la palpation.

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Colite avec spasme duodénal.

Mne D... 25 ans, a été opérée d’appendicite en février 1934. Depuis ce temps elle se plaint de douleurs épigastriques, survenant 2 à 3 heures après les repas, mais surtout dans l’après-midi quelquefois la nuit, à type de brûlures, de pesanteur épigastrique.

Ces douleurs s’accompagnent de bâillements, de céphalée, de digestions lentes et pénibles, et surtout d’un amaigrissement (3 kgr. en 4 mois).

Pas de vomissements, ni de nausées.

Constipation opiniâtre soignée par du sulfate de soude.

La malade vient consulter pour tous ces troubles le 7 juin 1934, c’est-à-dire 4 mois après leur apparition.

Examen : gargouillement dans les 2 fosses iliaques. Côlon un peu sensible sur tout le cadre.

Douleur plus nette, sous le rebord costal droit et au creux épigastrique.

Foie normal.

Dans les antécédents, on note un ictère catarrhal à l’âge de 8 ans.

Règles normales depuis l’âge de 14 ans.

Radioscopie le 12 juin 1934 : Ptose gastrique marquée. Le bulbe ne s’injecte pas pendant les premières minutes de l'examen ; il est haut situé. [l existe des mouvements de va-et-vient très nets de Der DE

À 17 heures : La baryÿte occupe le cæcum qui est très fortement injecté.

Le lendemain : L’intestin est injecté jusqu’à la fin du descendant. Transverse très ptosé.

Revue le 2 juillet 1934 après un traitement médical de la colite ; ne souffre plus.

Aucune sensibilité abdominale.

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Spasme duodénal avec colite droite et signes appendiculaires.

M. M..., 43 ans, vient consulter le 20 mai 1933 pour douleurs survenant environ 2 heures après les repas, siègeant environ à 9 em. au-dessous des côtes, sur la ligne mamelonnaire, irradiant en arrière, calmées par la position couchée. Ces douleurs ont débuté, il y a environ un an. Elles ne sont pas influencées par la nature des aliments, ne s’accompagnent ni de vomissements ni de nausées.

Dans les antécédents, on note des crises d’entérite ayant débuté pendant la guerre et actuellement calmées.

Le malade aurait eu du diabète il y a 20 ans.

L'examen montre une douleur appendiculaire très nette avec défense abdominale.

Radioscopie le 23 mai 1933. Estomac très allongé se contractant bientôt énergiquement, mais avec arrêt au niveau du genu inferius et mouvements de va-et-vient.

À 17 heures : La baryte occupe le cæcum et tout le côlon jusqu’au sigmoide. Bas-fond gastrique au-dessous du transverse, contenant encore de la baryte.

Le lendemain : Tout le gros intestin est injecté et spasmé. Douleurs dans le flanc droit, en position debout.

Le surlendemain, tout l'intestin est évacué.

Douleurs épigastriques. Spasme duodénal et signes appendiculaires.

Mme R..., 20 ans, vient consulter le 7 décembre 1933 pour des douleurs épigastriques, sans irradiations caractéristiques, à type de brûlures, assez violentes, non calmées par les alcalins. Ces douleurs apparaissent 1 à 2 heures avant les repas et sont calmées par l'ingestion d’aliments. Elles s’accompagnent de nausées et, très rarement, de vomissements.

Ces douleurs sont quotidiennes depuis 3 mois. Auparavant, la

G. Giraud 5

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malade souffrait de l’estomac depuis très longtemps, par intermittences.

L'examen montre une douleur au creux épigastrique et dans la. région vésiculaire.

Une douleur à la palpation du cæcum et de la fin du descendant.

Foie normal.

Radioscopie le 12 décembre 1933 : Petit estomac se contractant rapidement et énergiquement ; arrêt persistant au niveau du genu. inferius avec mouvements de va-et-vient très nets.

A 17 heures: Estomac et grêle évacués. Baryte dans le cæcoascendant et dans la partie supérieure du descendant. Appendice visible.

Le lendemain : L’intestin est évacué à l’exception d’une petite tache à droite, douloureuse à la pression, en position debout et couchée.

Douleurs épigastriques. Spasme duodénal avec signes radiologiques d'appenduicite.

M. B..., 31 ans, vient consulter le 23 janvier 1934 pour des douleurs épigastriques, apparaissant avant les repas et atténuées par l’ingestion d’aliments. Ces douleurs durent depuis 2 ans et évoluent par crises de 10-15 jours tous les 6 mois.

Dans les antécédents, on note de l’entérite dans l’enfance.

Rien dans les antécédents familiaux.

L'examen montre l’absence de points douloureux abdominaux.

Radioscopie le 23 janvier 1934. Petit estomac à contractions d'emblée énergiques, avec arrêt très prolongé au niveau du genu inferius et grosse dilatation à ce niveau. Mouvements de va-et-vient extrèmement nets sans aucun passage, au début. Bonne évacuation ultérieure.

A 17 heures : Estomac et grêle évacués, baryte dans le cæcoascendant. Appendice non visible.

Le lendemain : La plus grande partie de l’intestin est évacuée. La baryte occupe surtout l’ampoule rectale.Il en persiste, en outre, une tache dans le bas-fond cæcal, avec appendice visible et légèrement sensible, et une petite quantité dans l’angle hépatique.

» . . * Lg A . s1(Qré Spasme duodénal avec signes cliniques et radiologiques d’appendicite.

M. K..., 26 ans, vient consulter le 26 juin 1934 pour pesanteur et Îlatulence après les repas. Ces troubles durent depuis 4 ans ; ils évoluent par période de 15 jours à un mois, séparés par des intervalles variables pendant lesquels le malade n’éprouve aucun trouble.

Pas de douleur ni de vomissements.

Selles régulières mais pateuses, fétides et décolorées parfois.

Rien dans les antécédents personnels et familiaux.

* À lexamen : abdomen souple.

Point douloureux appendiculaire peu net.

Point douloureux épigastrique.

Manœuvre de Murphy positive.

Pas de point para ombilical droit.

L'examen général est négatif.

Radioscopie le 29 juin 1934 : Estomac de dimensions moyennes sans déformation, ni liquide à jeun, un peu atone au début, puis s’évacuant à peu près normalement, mais avec arrêt momentané au niveau du genu inferius et, à certains moments, mouvements de va-et-vient nets.

À 17 heures : La baryte occupe le cæcum, le transverse qui est très ptosé et dont l’angle splénique est haut situé.

Le lendemain : le cadre colique est injecté du bas-fond cæcal à l'ampoule rectale. Le bas-fond cæcal est douloureux à la palpation en position debout et couchée.

Le surlendemain : Tout l'intestin est injecté, du transverse à l’'ampoule rectale. Appendice visible et douloureux à la palpation en position debout et couchée.

Spasme duodénal et stase cœæcale douloureuse.

M. D..., 25 ans, vient consulter le 30 avril 1934 pour des douleurs épigastriques à type de brûlures accompagnées de ballonne-

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ment, d’éructations. Ces douleurs durent depuis un an, elles sont quotidiennes, sans interruption depuis ce temps. Au début elles survenaient { heure après les repas, actuellement elles sont permanentes.

En outre le malade se plaint de constipation rebelle.

A l'examen : Cæcum douloureux.

L'examen général est négatif.

Radioscopie le 1er mai 1934. Estomac à surprise pylorique, puis évacuation énergique de l’antre.Spasme momentané du bulbe, puis évacuation par grosses bouchées, sans arrêt prolongé au niveau du genu inferius ni mouvements de va-et-vient.

A 17 heures : La baryte occupe le cæcum et le côlon transverse.

Le lendemain : Tout le cadre colique est injecté. Bas-fond cæcal très bas situé. Douleur à la partie moyenne du cæco ascendant en position debout et couchée.

Le surlendemain : Tout l’intestin est évacuéà l’exception de l’ampoule rectale fortement injectée, et d’une tache dans le bas-fond cæcal douloureux à la palpation en position debout et couchée.

Une nouvelle radioscopie pratiquée un mois après le 12 juin 1934, montre des lésions plus accentuées et, cette fois, la présence d’un spasme duodénal. En effet : Remplissage en neige léger. Contractions assez énergiques mais sans évacuation en rapport. Arrêt au niveau du genu inferius et ébauche de va-et-vient, assez longtemps après le début de l’examen.

À 17 heures : Il persiste un très léger résidu baryté dans le basfond gastrique. Cæcum et angle colique droit injectés.

Le lendemain: Persistance de la baryte dans la partie supérieure du côlon descendant et dans l’ampoule rectale. Bas-fond cæcal encore injecté et douloureux à la palpation en position debout et couchée.

Spasme duodénal

avec signes cliniques et radiologiques de colite.

Mme J..., 22 ans, vient consulter le 1 mars 1934 pour des douleurs de la fosse iliaque droite. Elles durent depuis 2 ans. Elles sont à

type d’élancements, surtout marquées au moment'des règles, avec irradiations ascendantes et lombaires.

Elles sont accompagnées d’un léger subictère, de céphalée occipitale.

Elles sont accompagnées surtout de selles irrégulières, alternatives de diarrhée et de constipation.

Au début elles survenaient par crises irrégulières de 4-5 jours. Depuis 2 mois, elles sont continues.

Dans les antécédents on note, outre une congestion pulmonaire à 18 ans, une grossesse avec albuminurie et troubles oculaires. Après accouchement les douleurs se sont accentuées,sans qu’il y ait eu de troubles fonctionnels du côté de l’utérus.

Mari atteint de crises comitiales. Un enfant bien portant.

À l'examen : sensibilité utérine et surtout iliaque droite.

Examen général négatif.

Radioscopie le 10 avril 1934. Petit estomac sans déformation ni liquide à jeun, à contractions précoces de l’antre, mais arrêt persistant au niveau du genu inferius avec mouvements très nets de va-et-vient.

À 17 heures : La baryte occupe le cæco ascendant et le transverse. Bas-fond cæcal douloureux à la pression.

Le lendemain : Partie droite de l'intestin en voie d'évacuation. Douleur nette sur le bas-fond cæcal en position debout et couchée.

Spasme duodénal avec signes cliniques et radiologiques d’appendicite.

M. C..., 24 ans, est envoyé par son médecin le 26 juin 1933 pour douleurs, survenant aussitôt après les repas, à type de barre épigastrique, suivies de coliques abdominales 3 à 4 heures après, avec maximum à la fosse iliaque droite.

Ces douleurs durent depuis un an.

Elles s’accompagnent : de régurgitations acides et, assez rarement, de vomissements alimentaires.

Amaigrissement.

Pas de troubles de l'appétit,

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Pas de constipation.

Dans les antécédents on note, outre une blennorragie datant de 1 mois, une syphilis pour laquelle le malade est soigné à Saint-Louis depuis 19 mois.

A l'examen : Point appendiculaire très marqué, dans toutes les positions.

Radioscopie le 27 juin 1933. Estomac sans déformations, à contractions d'emblée énergiques, mais avec spasme très prolongé au niveau du bulbe qui présente une petite tache. Au moment de la cessation du spasme, arrêt au niveau du genu inferius, ébauche de mouvements de va-et-vient, puis évacuation par grosses bouchées.

À 17 heures : Baryte dans le cæcum, le côlon ascendant, le début du transverse. Persistance de l'injection des dernières anses grêles. Douleurs dans la région cæcale.

Le lendemain : Tout l’intestin est évacué,à l’exception de l’ascendant qui conserve de la baryte diffuse. Douleur nette sur le bas-fond en position debout et couchée.

Spasme duodénal constaté chez une malade n'ayant aucun signe

clinique ou radiologique d’appendicite. Apparition ultérieure de ceux-C1.

Mie P..., 30 ans, mécanicienne, vient consulter le 15 mars 1934 pour des troubles digestifs. Depuis plusieurs années, elle souffre de l'estomac, de façon irrégulière, à n'importe quel moment de la journée.

En outre, en décembre 1933, des douleurs post-prandiales particulièrement vives sont apparues à la suite d’une ingéstion de moules et ont été suivies le lendemain, d’une poussée d’urticaire avec œdème palpébral ayant duré quelques heures.

15 jours après, à la suite d’ingestion de morue, apparition immédiate de crampes épigastriques, suivies le lendemain de violentes douleurs sous-costales droites, d’une durée de 24 heures.

Nouvelle crise, un mois plus tard, ayant les mêmes caractères, après ingestion d’escargots.

Enfin le 15 mars 1934 les douleurs récidivent et amènent la

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malade à consulter. Entre ces dernières crises, bonne santé absolue,

Dans les antécédents on note un érysipèle il y a 45 ans.

Règles normales. s

Aucun antécédent pathologique héréditaire ou familial. N’a pas d'enfants.

Examen : Ventre souple, complètement indolore ; Pas de point appendiculaire ; Manœuvre de Murphy négative ; Foie non augmenté de volume.

Examen général négatif.

Radioscopie le 20 mars 1934 : Légère aérogastrie. Remplissage en cascade, sans déformation de l’estomac. Contractions rapidement énergiques de l’antre. avec arrêt très prolongé au niveau du genu inferius et mouvements de va-et-vient extrêmement nets.

La 2e portion duodénale est courte et fortement oblique en bas, à droite. Faible évacuation ultérieure.

À 17 heures : Baryte dans le gros intestin jusqu’à Pangle gauche ; cæcum bas situé.

Le lendemain : Tout le cadre colique est injecté. Intestin très ptosé.

Le surlendemain, toute la baryte est évacuée à l’exception du basfond cæcal, non douloureux à la palpation.

La malade est revue un mois après. Elle va mieux ;mais a eu de nouveau des crampes épigastriques ayant duré un jour, après absorption de vinaigrette. :

Radioscopie le 24 avril 1934 (malade ayant ses règles). Persistance d’une coudure de la 2€ portion qui paraît attirée sous le foie ; arrêt momentané au niveau du bulbe et du genu inferius sans mouvements de va-et-vient nets. Bonne évacuation par expression.

La malade est revue, de nouveau, le 28 mai. Elle n’a pas eu de douleurs depuis le dernier examen il y a un mois, mais elle a maigri de 800 gr.

L'examen montre, cette fois, un point appendiculaire.

Radioscopie le 29 mai : Estomac un peu allongé sans liquide à jeun, ni déformation, à contractions rapidement énergiques de l'antre ; mais spasme du bulbe, puis injection de D, oblique en bas et en dehors avec mouvements de va-et-vient et évacuation par grosses bouchées après expression.

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À 17 heures : Les anses grêles sont évacuées. La baryte occupe le cæcum et la moitié droite du transverse.

Le lendemain, tout l'intestin est encore injecté. Bas-fond cæcal très sensible en position debout et couchée.

Le surlendemain, il ne persiste que des traces de baryte diffuse dans le bas-fond cæcal (aspect marécageux).

Spasme duodénal avec signes cliniques et radiologiques d’appendicite.

Mie E..., 14 ans 1/2, vient consulter le 8 mars 1933 pour douleurs abdominales, siégeant à tout l’abdomen, non influencées par les repas. Ces douleurs durent depuis un an ; d’abord irrégulières, elles sont quotidiennes depuis 15 jours.

Pas de vomissements.

Pas de constipation.

Règles normales depuis l’âge de 13 ans.

Examen : Point appendiculaire très net en toutes positions.

Radioscopie le 7 mars 1933. Estomac complètement atone au début, ne s’évacuant qu'après décubitus latéral droit ; arrêt au niveau du genu inferius et mouvements de va-et-vient. Liquide d’hypersécrétion. Pas de retard d'évacuation gastrique. «

Le lendemain : Baryte dans l’ampoule rectale, mais stase cæcale avec appendice visible et point douloureux, en position debout et couchée, au niveau de son insertion.

Spasme duodénal chez un malade ayant des signes de cholécystite avec ictère. Signes radiologiques d’appendicite.

M. A.., 43 ans, est envoyé par son médecin, le 20 octobre 1932 pour un ictère durant depuis le mois de juin 1932, c’est-à-dire depuis D mois.

L'interrogatoire révèle chez ce malade un long passé digestif. En

effet, depuis 1918, il souffre de l'estomac, par crises de 10-15 jours espacées de 4-6-12 mois, laps de temps pendant lequel le malade ne souffre pas et mange ce qu'il veut. Ces”crises sont caractérisées par une douleur épigastrique sous forme de brûlure, sans irradiations, survenant { à 2 heures après les repas, calmée par des vomissements alimentaires glaireux ou acides. Pendant chaque crise, le malade ne s’est jamais soigné, malgré l’amaigrissement qui en résultait.

Au mois de mai 1932, sont apparues des douleurs dans le flanc droit, survenant par crises de 2 à 3 jours, puis se succédant plus rapidement pour devenir subintrantes vers le mois de juin. Ces douleurs sont sans horaire précis, siègent sous le rebord costal droit et dans le dos, sans irradiations ascendantes, se terminent spontanément sans vomissements.

Un mois après le début de ces douleurs est apparu l’ictère. Depuis ce moment les douleurs ont cessé, et le malade n’a plus souffert, C’est un ictère franc, cutanéo-muqueux. Urines colorées contenant pigments et sels biliaires et de l’urobiline.

Matières décolorées, actuellement légèrement grisâtres.

Pouls à 60.

Prurit intense au mois d’août, actuellement disparu.

Depuis son apparition, l’ictère a augmenté progressivement jusqu’au mois d’août, sans poussées ni rémission, sans fièvre ni frissons.

La température prise régulièrement par le malade,n’apas dépassé 3704. Depuis le mois d’août, après une saison à la mer, l’ictère a légèrement diminué.

Pendant toute cette évolution : amaigrissement de 10 kgr. 300 fatigue rendant tout travail impossible. Appétit relativement conservé.

Antécédents : gazé par ypérite en 1918. Pensionné pour sclérose pulmonaire. Femme bien portante. Pas d'enfants.

Examen le 20 octobre 1932 : Ictère franc cutanéo-muqueux.

Abdomen : Point douloureux épigastrique ; contracture très nette du flanc droit avec point douloureux dans la région vésiculaire.

Examen complet négatif.

Tubage duodénal : essayé le 22 octobre 1932 ne ramène que du suc gastrique. Vérification faite par la radioscopie, l’olive est restée dans l’estomac:

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Radioscopie le 25 octobre : Aérocolie. Estomac mobile sans déformation, se contractant bientôt très énergiquement, avec arrêt persistant au niveau du bulbe d’abord, puis au niveau du genu inferius avec mouvements de va-et-vient et, semble-t-il, déformation de la 2e portion par compression.

À 17 heures : il reste une certaine quantité de baryte dans l’estomac. Le cæcum est injecté avec point douloureux appendiculaire. I] remonte haut, sous le foie, avec aspect marécageux, et douleur au niveau de l’angle sous-hépatique. Côlon descendant injecté. Il existe déjà une grosse quantité de baryte dans l’ampoule rectale.

Le lendemain, il persiste des traces de baryte dans tout le gros intestin et, en particulier, quelques taches en chapelet dans le cæcoascendant, mais seule l’ampoule rectale est assez fortement injectée.

À la radiographie avec tétraïode : vésicule non visible.

Spasme duodénal chez une malade opérée d’appendicectomie, mais avec stase cæcale. Disparition du spasme par un traitement médical de celle-ct.

Mne L..., 58 ans, a été opérée en 1926 d’appendicite. A peu près depuis cette époque, elle ressent des douleurs à type de brûlure, siégeant au creux épigastrique, avec irradiations rétro-sternales. Elles apparaissent sans horaire net, cependant plus souvent 4 à 6 heures après les repas. Elles étaient d’abord intermittentes, mais depuis une époque que la malade ne peut préciser, elles sont devenues à peu près quotidiennes avec tout au plus { à 2 jours de rémission.

Elles s’accompagnent d’éructations et de salivation abondantes, de vertiges, parfois d’un peu de subictère.

En outre, constipation tenace.

Pour l’ensemble de ces troubles, la malade vient consulter le 14 mars 1934.

Dans les antécédents on note, il y a 25 ans un séjour en Indo- Chine, dont la malade ne put supporter le climat et où elle aurait eu un début de dysenterie (?)

Réglée de façon normale de 17 à 57 ans.

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Ménopause il y a À an sans incidents.

Aucuns antécédents héréditaires ou familiaux.

Examen entièrement négatif.

Radioscopie le 14 mars 1934. Estomac allongé, complètement atone au début, ne s’évacuant qu'après séjour en décubitus latéral droit. Arrêt au niveau du genu inferius, avec mouvements de va-etvient extrêmement nets et évacuation par grosses bouchées.

À 17 heures : Baryte dans le gros intestin jusqu’à la moitié droite du transverse. Douleur à la pression du bas-fond cæcal haut situé.

Le lendemain : Toute la partie droite de l’intestin est évacuée, à l’exception d’une petite tache de baryte en cupule, au niveau du bas-fond cæcal haut situé sous le foie. Partie gauche entièrement injectée depuis l’angle splénique très haut situé.

La malade est soumise à un régime végétarien et à un traitement de désinfection intestinale, et revient un mois plus tard, en avril 1934. Elle va beaucoup mieux.

Radioscopie le 17 avril 1934 : Petit estomac à contractions assez précoces et bonne évacuation, sans arrêt au niveau du genu inferius ni mouvements de va-et-vient.

Le lendemain, tout le cadre colique est injecté jusqu’à l’ampoule rectale, à l'exception du cæco-ascendant en grande partie évacué.

Spasme duodénal avec colite droite.

Mie M..., 19 ans, vient consulter le 14 avril 1932 pour douleurs abdominales, apparues depuis un mois. Elles sont diffuses à tout l'abdomen mais surtout marquées à la fosse iliaque droite.

En outre : constipation marquée ; fatigue générale ; amaigrissement.

Dans les antécédents on note des pertes blanches fréquentes.

Assez mal réglée (2 fois par mois).

L'examen montre un gargouillement de la fosse iliaque droite.

Radioscopie le 21 juin 1932 : Estomac ptosé à 2 travers de doigts au-dessous des crètes iliaques avec contractions très énergiques ; Arrêt prolongé au niveau du genu inferius et mouvements de va-et.

vient,

À 17 heures : Il persiste de la baryte en grande quantité dans l'estomac. Le cæcum est injecté ainsi que le début du transverse. Tous deux sont spasmés. Rien dans le descendant.

Ampoule rectale injectée.

Le lendemain : Il persiste de la baryte dans le bas-fond cæcal bas situé, et une petite quantité dans l’ampoule rectale.

S'pasme duodénal avec stase cæcale.

M. B..., 19 ans, vient consulter le 19 février 1934 pour des douleurs en ceinture de la région lombaire. En outre, il se plaint de fatigue surtout marquée le soir, après le travail.

Examen, abdomen : Cæcum gros ; aucun point douloureux. Aucun point douloureux sur la colonne vertébrale. Pas de rigidité.

Examen général négatif.

Radioscopie le 20 février 1934. Pas de lésions pulmonaires. Estomac sans liquide à jeun, en coupe de champagne, avec contractions énergiques, mais arrêt momentané au niveau du genu inferius, ébauche de mouvements de va-et-vient puis évacuation par grosses bouchées.

À 17 heures : Baryte dans la terminaison du grêle et dans le gros intestin jusqu’à la 1/2 droite du transverse.

Le lendemain : Partie droite de l'intestin évacuée à l’exception du bas-fond cæcal fortement injecté. Angle gauche et ampoule rectale injectés.

Le surlendemain : Stase cæcale sans aucun point douloureux,

Conclusions.

Des observations que nous apportons et de l’ensemble de nos recherches, nous pouvons conclure :

1° Au cours de l’appendicite chronique et des inflammations du côlon droit, les signes gastro-duodénaux, tant subjectifs qu'objectifs, cliniques et radiologiques, sont particulièrement fréquents. La radiologie permet de constater, par le transit digestif complet, que ces manifestations à distance sont sous la dépendance de spasmes duodénaux.

29 Ces spasmes se caractérisent essentiellement par un arrêt prolongé de la baryte au genu inferius, avec mouvements de va-et-vient dans la 2€ portion et retard à l'évacuation, qui se fait par grosses bouchées.

39 S'ils sont parfois dus à une périduodénite ou à une sténose sous-vatérienne incomplète, ils paraissent, dans la plupart des cas, liés à une compression légère du duodénum avec irritation de ses parois, par une adénopathie inflammatoire mésentérique.

49 Celle-ci est elle-même en rapport direct avec une inflammation chronique de l’appendice et du côlon droit.

5° Il en résulte qu’on peut attribuer aux spasmes duodénaux une grande valeur seméiologique pour le diagnostic de ces affections. Ils permettent de rattacher au carrefour iléo-cæcal les troubles dyspeptiques observés, et de poser parfois un diagnostic d’appendicite, dans l'intervalle des crises, en l'absence de tout signe de la fosse iliaque droite.

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