À MES CHEFS DE CONFÉRENCE
M. ze Docteur BOURGEOIS
Médecin des Hôpitaux
MM. ces Docreurs BARON, ALIBERT, PUECH, BOMPAR1, LUZUY, BERGOUIGNAN, SCHWOB.
htips://archive.org/details/IA41551623 0082
Introduction et Historique.
Si les signes gastriques de l’appendicite chronique sont connus depuis très longtemps, il semble que l'étude du retentissement sur le duodénum de cette affection soit de date plus récente. Sans doute, en 1905 Mayo, Moynihan, en 1910 Ewald, signalent la coexistence d’ulcus du bulbe et d’appendicite. En 1906, Walther décrit les épiploïtes d’origine appendiculaire, pouvant s'étendre jusqu’au duodénum.
En réalité, c’est beaucoup plus tard que ces lésions et les troubles fonctionnels qu'elles comportent sont précisés. Enriquez en 1920, Faroy, Baumann, Lemaire, en 1924, Carnot et ses élèves en 1923-1926 décrivent, parmi les périviscérites appendiculaires, la périduodénite avec ses signes cliniques et radiologiques.
Mais c’est surtout Basset qui, en 1925, avec observations à l'appui, en montre l'importance et en étudie le mécanisme. Depuis, les travaux se sont multipliés sur cette question. Terris en 1925, Guichené et surtout de Vadder en 1928, décrivant les sténoses incomplètes du duodénum, notent la fréquence dans leur étiologie de l’inflammation du côlon et de l’appendice.
Lyon en 1925, Trémolières et Salmon en 1927 signalent parmi les signes indirects de l’appendicite, un spasme de la 2€ portion du duodénum, entre le genu superius et le genu inferius comme particulièrement fréquent « presque constant ».
nature de leurs rapports avec les lésions du carrefour inférieur ; 99 Enfin, nous discuterons les problèmes de diagnostic différentiel qu'ils soulèvent, leur valeur séméiologique pour le diagnostic des inflammations de l’appendice et du côlon droit, les indications thérapeutiques qui peuvent en découler.