‹ Les splendeurs de la foi (volume 2)Chapitre 7 sur 40 · Communier chaque année, dans sa paroisse, à Pâques · texte numérisé non relu

Communier chaque année, dans sa paroisse, à Pâques

5. Jeûner les quatre-temps, la veille de certaines fêtes, et tout

le carême.

6. S'abstenir d'aliments gras le vendredi et les autres jours

défendus, à moins d'en être dispensé.

X. Pour observer les commandements de Dieu et de l'Église, nous avons absolument besoin de la grâce ou du secours surnaturel de Dieu; nous devons la lui demander souvent par d'humbles et ferventes prières, faites au nom et en invoquant les mérites de Jésus-Christ. La plus excellente des prières, est Notre Père^ que Jésus-Christ nous a lui-même enseignée. Il est juste et grandement utile d'avoir une dévotion et une confiance particulière en la très-sainte Vierge Marie qui exerce auprès de son divin Fils une toute-puissance suppliante : la plus bénie des prières que l'Eglise lui adresse est Je vous salue Marie. Il est aussi très-utile d'honorer et d'invoquer les bons

s LES SPLENDEURS DE LA FOI.

anges et les saints du paradis, parce qu'ils sont les amis de Dieu, et qu'ils peuvent nous aider beaucoup par leur intercession.

XL Jésus-Christ a institué les sacrements, signes sensibles ' €t sources visibles de la grâce invisible, par laquelle nous entrons en participation des mérites de ses souffrances et de sa mort. Les sacrements sont au nombre de sept : le Baptême, la Confirmation, l'Eucharistie, la Pénitence, l'Extréme-Onction, l'Ordre et le Mariage.

1. Le Baptême, le premier des sacrements, le plus nécessaire au salut, efface le péché originel et tous les péchés que l'on aurait commis avant de le recevoir. Il communique à nos âmes la vie de la grâce et nous fait enfant de Dieu et de l'Eglise. Tous peuvent baptiser, mais un laïque ne doit le faire qu'en cas de nécessité absolue. Pour baptiser on verse de l'eau naturelle sur la tète, et on la fait couler sur la peau en disant : N. (Pierre, François, etc., le prénom chrétien de l'enfant) je te baptise au nom du Père^ et du Fils et du Saint-Esprit, Ainsi soit-il.

2. La Confirmation nous rend parfaits chrétiens, en nous donnant avec le Saint-Esprit une force particulière pour confesser courageusement notre foi et résister aux ennemis de notre salut. Son ministre est TËvèque ou un Prêtre spécialement autorisé.

3. V Eucharistie est le plus auguste des sacrements, parce que Jésus-Christ y est réellement et substantiellement présent, son corps, son sang, son âme, sa divinité. A la sainte Messe, au moment où le Prêtre prononce sur le pain et le vin les paroles delà consécration : Ceci est mon corps, etc.; Ceci est mon sang, etc. , le pain est changé ou transsubslantié, il devient le corps de Notre Seigneur Jésus-Christ ; le vin est changé en

son sang ; il ne reste plus que les apparences ou accidents . du pain et du vin ; et Jésus-Christ est présent sous chaque espèce. Ainsi, quand le saint Sacrement est exposé ou renfermé dans le tabernacle, c'est Jésus-Christ réellement présent que nous adorons ; et quand nous communions, c'est Jésus-Christ que nous recevons et qui se fait la nourriture spirituelle de notre âme. Ce n'est ni son image, ni sa figure, comme le crucifix, mais bien Jésus-Christ lui-même. Dieu et homme. Fils unique de Dieu, né de la Vierge Marie, qui est mort pour nous sur la croix, qui est ressuscité, qui est monté au ciel. Sa présence dans la sainte Hostie, miraculeuse et insensible, est aussi réelle que sa présence au ciel. Pour communier dignement, saintement, il faut n'avoir sur la conscience aucun péché mortel ; si l'on était encore pécheur, on commettrait un sacrilège, on mangerait et l'on boirait, suivant l'énergique expression de saint Paul, son jugement et sa condamnation. Pour communier, il faut aussi être à jeun d'un jeûne naturel ou absolu, à moins que l'on ne reçoive la sainte communion en viatique. La sainte Messe, dans laquelle s'opère le grand miracle qui rend Jésus-Christ présent sous les espèces du pain et du vin, est un sacrifice où Jésus-Christ, par le ministère du prêtre, continuant d'une manière non sanglante l'immolation sanglante de la croix, s'offre pour nous à Dieu comme victime.

4. Le Sacrement de Pénitence est établi pour remettre les péchés commis après le baptême. Pour obtenir le pardon de ses péchés par ce sacrement, il faut les confesser tous, du moins les péchés mortels, à un Prêtre qui tienne de son Évèque l'approbation et la juridiction nécessaires; en avoir un sincère repentir , être fermement résolu de ne les plus commettre, de fuir les occasions prochaines de nouvelles chutes,- de réparer l'injure faite à Dieu, le tort fait au prochain, enfin d'accom-

s. V Extrême-Onction est instituée uonr U c„ . ^P.™ud et corporel des malades; elle rend 1 en t''""'"' ou nous aide à bien mourir ""P' '^ ^""^

saintement. ''"'^'"'"•""^^' «'«« S^àees pour les exereer

Ju..^:it:r::„î;srt;: '?'■-'•-

do." ils ont besoin pour hr d 1 ,'" "l^P"^^^ '^^ ï^àces

pour.leverebr.iennlenti:::stn:nr "'"' *"'""' «

î'-ois des Sacrements, le Baptême I, r„ » • 1-Ordre, impriment à l'àme un c ,a «èri c " w"°° '' ".arque spirituelle ineffaçable nui &i „ ,' '^"'' ""'

reçus ,,u-uue fois. ' " ''" ''' "" 1"="™"' être

ia.'irtirx^ïrerr'^''''^-"»^

relie consiste dans Vu on d r^e eTT'"''"''" "'" "^■^"'- '•elle dans la séparation de 1 àme' ""■"' ' " ""''" "'"'-

■■elle consiste Ls Tunion d^l """'"■ '"' "'^^''™»'o-

-..Cliante; la ..or, su natuJrettr "'■"'•'""• '^ ^*' <i-avec Dieu parle péebé mond s àT''"""'"' ''*"■* Sression grave de ses lois La vie'd.r '' '""■ ""' "^"^

".en, plus précieuse ,„e la vt J eot ",T "' '"^-"™•'""- ...eomparablement ,Ls red u, bk ' , " '""""""' ''' Jésus-Cbristadi, . Oueser. n '' '" """'' "^'"^'^"«• ^•i' vient à perdre sol •::;! "°""" "^ «^«'"='- '"-ers,

XUI. Les quatre lim.der„ic,-es de Ibommc son,: la mort.

le jugement, le ciel ou l'enfer. Il est certain que nous mourrons, le moment de notre mort est seul incertain. De ce moment suprême dépend notre bonheur ou notre malheur éternel. La mort est suivie du jugement particulier dans lequel Dieu demande à chacun le compte exact et rigoureux de sa foi et de ses œuvres. La conséquence du jugement est le paradis ou l'enfer, suivant qu'à l'instant de la mort l'homme est en état de grâce ou de péché mortel.

Cependant les âmes des justes qui, à la mort, n'auraient pas entièrement satisfait à la justice divine, vont en purgatoire, lieu de tourments passagers et d'expiation complète.

A la fin des temps, après la résurrection générale, viendra le jugement dernier, où seront manifestées les vertus des justes et les crimes des méchants. Ceux-ci iront aux enfers, les justes monteront au ciel avec Jésus-Christ. Le bonheur du ciel et les tourments de l'enfer seront éternels, c'est-à-dire qu'ils n'auront pas de fin.

XIV. Les principales vertus surnaturelles du chrétien sont : la Foi, l'Espérance, la Charité.

1. La Foi est une vertu par laquelle nous croyons fermement les vérités que Dieu a révélées, parce qu'il nous les a révélées, et que l'Église nous propose de croire.

2. L'Espérance est une vertu par laquelle nous attendons avec une ferme confiance, de la bonté de Dieu, par les mérites de Jésus-Christ, la vie éternelle et les grâces pour y arriver.

S. La Charité est une vertu par laquelle nous aimons Dieu par-dessus toutes choses, pour lui-même, comme notre fin dernière, et notre prochain comme nous-mêmes poui' l'amour de Dieu.

Le chrétien est obligé de faire des actes de foi, d'espé-

rance et de charité, souvent pendant la vie, et lorsqu'il est en danger de mort.

XV. Les sept vices ou péchés capitaux, sources de tous les autres péchés, sont : 1. l'Orgueil ; 2. TAvarice; 3. la Luxure; 4. l'Envie ; 5. la Gourmandise ; 6. la Colère ; 7. la Paresse.

Les vertus opposées à ces vices, et sources de toutes les autres vertus sont : 1. l'Humilité; 2. le Désintéressement; 3. la Pureté et la Chasteté; 4. la Charité; o, la Tempérance; 6. la Patience; 7. la Diligence ou l'Amour du travail.

XVL L'observation de la loi tout entière se réduit à l'aceomplissement de ces deux préceptes : Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toutes tes forces. Tu aimeras le prochain comme toi-même. L'amour de Dieu et l'amour du prochain se prouvent par les œuvres. Jésus-Christ a dit : celui-là m'aime qui observe mes commandements.

Les règles de la charité chrétienne sont au nombre de cinq :

1 . Ne faites pas aux autres ce que vous ne voudriez pas qu'on vous fit.

Page 1