PHYSIQUE DU GLOBE
Ecclésiastique, ch. XLiu, 2.
Le soleil en se levant annonce le iour ; c'est le trône de sa gloire, 'œuvre admirable du Très- Haut.
Lorsqu'il est au méridien, il brûle la terre; qui pourra soutenir l'intensité de son ardeur? C'est une fournaise alors ([u'elle est le plus allumée.
Il 'nrendie trois fois les montagnes; il lance des rayons de feu, et sa vive lumière éblouit les yeux.
Qu'i est grand le Seigneur qui l'a créé, et dont la parole a fixé et liàie sa course.
El la lune dans toutes ses phases, est la marque des temps et
le sign-.^ des changements de Pmnée.
C'est elle qui donne le signal des fêles; elle est le luminaire qui diminue après avoir atteint son plein.
Les mois prennent son nom ; elle croit de nouveau d'une manière merveilleuse après s'èlre éteinte.
Une armée luit dans le firmament et resplendit glorieusement sur la voûte éthérée.
La splendeur des étoiles est la beauté du ciel; c'est le Seigneur qui illumine l'univers.
A la parole de Dieu elles sont prêtes à paraître; elles sont infatigables dans leurs vedles.
Considérez l'arc-en-ciel et bénissez celui qui l'a fait, car il est beau dans sa splendeur. 11 forme dans le ciel un cercle de gloire; c'est la main du Très-Haut qui l'a déployé.
A son ordre, la neige est accourue; la foudre et les éclairs se sont empressés d'accomplir ses jugements.
II ouvre les réservoirs des vents, et fait accourir les nuages comme des oiseaux.
Dans sa grandeur il a accumulé les nuées, et la grêle en est sortie dure comme des pierres.
A son aspect, les montagnes ont été ébranlées; à sa voix, le vent du midi s'est déchaîné.
Il ordonne et la neige s'abat sur la terre comme une nuée d'oiseaux, comme descend une armée de sauterelles.
L'œil admire réclat de sa blancheur, mais en pensant aux inondations qu'elle produira en se fondant le cœur s'effraye.
Il répand le givre sur la terre
comme du sel; les plantes qui
en sont couvertes se hérissent
comme des chardons.
Le vent froid de l'aquilon a
lA SriENCE DE LA CIBI.E.
soufflé et il a transformé l'eau m cristal ; les glavoiis se prennent à la surface des eaux et les revêtent comme d'une cuirasse.
Il dévore les montagnes, brtlTe les déserts et détruit la verdure comme le ferait le feu.
Le remède à ces maux est apporté par les nuées; une pluie chaude surviendra et dissipera le froid.
A sa parole le vent se lait ; sa seule pensée apaise l'abîme que Dieu a parsemé d'îles.
— La montagne se délite et tombe; le rocher est arraché de sa place. Job, xiv, 18.
— Les eaux creusent la pierre et la terre est peu à peu dévorée parles alluvions.... — 19.
— Qui étend les cieux sur le vide, et suspend la terre sur le néant? Job, xxvi, 7.
— Qui enchaîne les eaux dansles nuées afin qu'elles ne fassent pas irruption sur la terre? Job, xxvi.
— Il a marqué aux eaux les bornes qu'elles ne franchiront pas tant que la lumière succédera aux ténèbres. Job, xxvi, 1-2.
— Il a rassemblé les mers en un instant. 13. Job, xxvi, 13.
— L'argent a en lui le principe de la formation de ses veines, et il est un lieu cil l'or se forme. Job, xxvin, 1.
Le fer sort de la terre ; et la pierre fondue par la chaleur se convertit en airain. Job, xxvin, 2.
L'homme s'enfonce jusque dans les profondeurs ténébreuses des mines, et y découvre les pierres précieuses.... Il des.séche les torrents.... Il descend dans les entrailles de la terre.... Il soumet à l'ardeur du feu la terre qui lui donne ses moissons.... Ses pierres .sont la gangue du saphir; l'or naît dans ses mottes.... Il brise les roches siliceuses et perce les montagnes jusque dans leurs racines ; il fait sortir des ruisseaux
de la pierre ; ci son œ'û découvre tout ce qu'elle renferme de précieux.... Il scrute les profondeurs des fleuves, et amène au jour les trésors qu'ils cachaient.... Job, xxviii, 1 à 11.
— Qui donne de la force aux vents;... leur volume et leur masse aux eaux;... aux pluies leurs lois;... aux tempêtes retentissantes le chemin qu'elles doivent suivre? Job, xxviii, 23.
Sais-tu comment l'éclair brille dans la nue?... Connais-tu les secrets des nuées?... D'où te vient la chaleur quand le vent souffle du midi? Est-ce toi qui a étendu le firmament et lui a donné une stabilité aussi grande que s'il était fait d'airain?... Comment nous sommes tour à tour enveloppés de ténèbres et inondés de lumière? Comment l'air se condense subitement en nuées et le ciel se couvre; comment ces nuées sont dissipées par le vent?
Job, xxxvn, 13 à 23.
Où étais-tu quand je posais les fondements de la terre? Qui l'a faite si grande,... qui a su la mesurer? Sur quoi ses bases s'appuient-elles? Qui a posé sa pierre angulaire? Qui donne ses bornes à la mer, quand elle menace de tout inonder? Qui Ta enveloppée de nuées comme d'un vêtement et l'a couverte de ténèbres comme de langes? Qui lui a marqué ses limites; qui adressé devant elle des digues et des barrières qu'elle ne peut franchir?
Qui lui a dit : tu ne viendras pas plus loin, et là tu briseras tes flots orgueilleux?... Est-ce toi qui depuis ta naissance commandes à l'étoile d'annoncer le matin, et montres à l'aurore le Heu où elle doit naître ? Est-ce toi qui, tenant dans tes mains les extrémités de la terre, la secoues et rejettes les imiiies de sa surface?
Job, xxxviii, 4 et suiv.
- Vous avez vi:'.ii6 la icrn-, vous l'avez abrcuvi'c d'iino pluie féconde, vous avez mulliiilié ses richesses. Le tlouvu a coulé des eaux abondâmes. En préparant ainsi le sol, vous lui assurez de riches moissons. Vous enivrez ses sillons; vous multipliez se.s germes; vous arrosez ses jeanes pousses. Vos be^nédiciions son! la couronne de l'anni^e, et les champs sont remplis d'abondance. Le disert lui-môme s'embellit et devient (iras ; les collines sont toutes inondées d'allégresse.
Les pAtuiai^es se rouvrent de troupeaux, et les vallées de moissons. On entend de tous les cotés des cris de joie et de louange.
Psaume LXIV, 10 à l i.
— Le soleil se lève et se couche; il revient au point d'où il était i)arli pour y renaître.
Qurnd il passe au méridien, le vent monte en tourbillonnant, s'infléchit vers le septentrion, va parcourant tous les lieux et revient dans .sa course circulaire.
Les neuves se jetlcnl dans la mer, cl la mer i.e déborde pas.
Les fleuves vont an lieu d'ù ils sont sortis pour couler {?.e nouveau. EcclésiasL, i, 5 et suiv.
— L'hiver a passé, les pluies ont cessé et se sont évaporées.
Les fleurs sont apparues sur la terre ; le temps de tailler la vigne est venu; la voix de la tourterelle s'est fait entendre dans la campagne.
Le liguier a poussé ses premiers fruits ; les vignes en fleur émettent leur parfum. Cantique des cantiques, n, 11.
— C'est lui qui m'a donné la science vraie dos choses qui sont ; qui m'a fait connaître la disposition de l'univers et les vertus des éléments ;
Le commencement, la fin et le miheu des temps; les périodes
successives et le retour des saisons;
Le cours des années; les figures et les mouvements des étoiles ; l'instinct des bétes, la force des vents,... la variété des plantes et les vei'.us des racines ;
Tout ce qui était caché et qui n'avait pas été prévu. Sagesse, vil, 17.
— (iui pourrait compter les grains r"e sable ce la mer, les gouttes de [iluic 1 1 les jouns de la durée du monde ? Qui pour-ait mesurer la hauteur des cieux, l'étendue de la terre et la profondeur de l'atmosphère? Ecclésiast., 1, V. 2.
— Quel est celui qui a fait Arcturus et OriLU, qui convertit les ténèbres en matin, et change le jour en nuit; qui appelle les eaux de la mer et les répand sur la l'ace de la terre ? Le Seigneur est son nom. Amos, v, 8.