HISTOIRE NATURELLE
Zoologie.
Genèse, ch. m, v. 14.
— Tu seras maudit entre tous les animaux et les bêles ce la terre; tu te traîneras sur ta p^itrir.e, et tu mangeras la terre tous les jours de ta vie.
Job, xxxix, 1 et sriv.
— Est-ce toi qui as fixé l'époque de l'enfantement des biches et des ■ chèvres sauvages?
Est-ce to" qui as compté le nombre de jours qu'elles portent, et assigné le terme de leur délivrance ?
Est-ce à ta voix qu'elles se courbent prur inet're bas leurs petits, et qu'elles enfantent en jetant des cris de douleur?
Que leurs peiils la quittent quand l'heure est venue i.our chercher eux-mêmes leur nourriture, et ne pius revenir à elle?
—Qui as rendu l'onagre libre de
LA SCIENCE DE LA BIBLE
tous liens pour qu'il [)uisse errer en liberté? Qui lui as donné pour demeure la solitude et pour empire le désert?
Il se rit des cris des villes et insulle à la voix de celui qui se dit son maître.
Il contemple avec bonheur les montagnes devenues ses pâturages, et va où il veut cherchant les herbes verdoyantes. Job, 39-3.
L'onagre s'est dressé sur le rocher ; il respire le vent comme les dragons, mais ses yeux se sont abaissés languissants, parce qu'il n'y avait pas d'herbe. — Jérém., 5.
— Le rhinocéros consentira-t-il à te servir et a habiter tes étables?
L'altacheras-tu à ta charrue pour le forcer à labourer ou pour briser les mottes de terre de tes vallons ?
Te confierais-tu à sa force si grande, et le chargerais-tu d'accomplir tes travaux?
Ramènera-il tes moissons au grenier, et rassemblerai t-11 le blé de tes aires? Job, 39-9.
— Qui a donné à l'autruche des ailes comme au héron et à l'épervier?
Alors qu'elle abandonne ses œufs dans le sable, est-ce toi qui te charges de les couver?
Elle oublie qu'ils peuvent être foulés aux pieds, et que les bêtes sauvages peuvent les briser.
Elle ne se préoccupe pas plus de ses petits que s'ils n'étaient pas siens ; elle ne s'inquiète nulemenl d'avoir enfanté en vain, et de les avoir abandonnés sans y être forcée par la crainte.
A cet égard, Dieu l'a privée de sagesse et ne lui a pas donné l'intelligence.
Quand le moment sera verni, elle élèvera ses ailes et se rira
du cheval comme de celui nui le monte. Job, ;{9-13.
— Est-ce toi qui as donné au cheval sa force, qui as hérissé son cou d'une crinière épaisse?
Le feras-tu honnir et bondir comme des sauterelles? Le souffle de ses narines répand la terreur.
Il creuse du pied la terre, tressaille d'audace, et se précipite audevant de l'ennemi.
Il se joue de la peur et ne recule pas devant l'épée.
Le bruit des flèches ne l'épouvante pas , les éclats de la lance et du bouclier le laissent impassible.
Ecumantet frémissant il dévore la terre, et le bruit des armes ne l'intimide pas.
A peine a-t-il entendu sonner la charge qu'il s'écrie : vah ! II aspire de loin la bataille, la voix dominante des chefs et les hurlements des armées. —Job, 39-19.
— Est-ce toi qui as appris au vautour à étendre ses ailes et à se précipiter vers le midi?
Job, 39-:26.
— Est-ce à ton commandement que l'aigle s'élève dans les airs et fait son nid dans des lieux inaccessibles ?
11 habite le creux des rochers, .se perche sur les pics les plus escarpés et les sommets à perte de vue.
De là il contemple sa proie ; ses yeux perçants la découvrent de loin.
Ses petits sucent le sang. I!s apparaissent soudain partout où il y a un cadavre. Job, 39-27.
Un grand aigle porté par des ailes puissantes, le corps longuement étendu, est descendu sur le Liban ; il a découronné un jeune cèdre et dévoré sa moelle. Ez., XVII, 3.
Comme l'aigle qui provoque ses petits à voler ; il voltige autour
LKS ^LEîSDEirRS DE I.V FOI.
d'eux, étend ses ailes, les prend et les porte sur ses 6|iaules. — Deui., XXXII, 11.
— Voici lîoliémolh que j'ai créé en môme temps que toi ; il mange du foin comme un bœuf.
Sa force est dans ses reins ; sa vigueur est comme concentrée dans l'ombilic de son ventre.
Sa queue se dresse raide comme un cèdre; les nerfs de ses organes reproducteurs forment un faisceau inflexible.
Ses os sont comme des lubes d'airain, et ses muscles comme des lames de fer.
Ses cornes et ses dents sont comme des glaives.
C'est pour lui que les montagnes se couvrent d'herbes ; et les animaux des champs sont pour lui comme des jouets.
11 dort à l'ombre, caché dans les roseaux ou dans les boues humides.
Les arbres touffus le protègent de leur ombre; les saules qui entourent le torrent le dérobent aux regards.
S'il boit on dirait qu'il va absorber le tleuve, et que les eaux du Jourdain ne sufDront pas à remplir sa gueule. Job, 40-10.
— Aurais-tu la prétention de prendre Léviathan à l'hameçon jeté devant ses yeux, et qui s'enfoncera dans ses chairs ?
Quand il aura mordu, le soulèveras-tu; l'améneras-tu à toi ; et attacheras-tu une corde à sa langue ?
Réussiras-tu à enfiler un anneau dans ses narines, ou à entourer ses mâchoires d'un cercle de fer ?
T'adressera-t-il des supplications et le fera-t-il entendre des paroles douces?
Fera-t-il un pacte avec toi, et consentira-t-il à devenir éternellement Ion esclave?
Te joueras tu de lui comme d'un p.issereau, el lenchaîncraslu pour servir de jouet à les jeunes filles?
L'appréleras-tu pour le festin de tes amis, et le vendras-lu par morceaux ?
Feras-tu de sa peau un carquois, el de son crâne un bassin pour les (loissons ? Job, xl, -20.
...Allons, mets la main sur lui ; ce sera un combat dont tu garderas le souvenir, et qui te guérira d'être si imprudent dans les paroles....
Qui essayera de découvrir le secret de la structure de sa peau?
Qui osera pénétrer danssa gueule?
Qui essayera d'enir'ouvrir sa mâchoire, et d'affronter la terrible rangée de ses dents ?
Son corps est comme un bouclier d'airain fondu ; il est recouvert d "écailles fortement pressées les unes contre les autres.
L'une recouvre l'autre de telle sorte qu'aucun souffle ne puisse les traverser.
Elles adhèrent l'une à l'autre; elles se tiennent ensemble el nul ne pourra les séparer.
Quand il éternue on dirait qu'il lance du feu ; ses yeux jettent des éclairs semblables aux rayons de l'aurore.
Son souffle fait l'effet de charbons ardents; le feu sort de sa gueule.
La vapeur s'élance de ses narines ; on dirait une chaudière amenée à l'ébuUition sur un foyer ardent.
Son haleine mettrait le feu au bois, car sa gueule semble vomir des flammes.
Sa force est dans son cou, et la terreur marche devant lui.
Les membres de son corps sont étroitement unis ; la foudre viendrait à fondre sur lui qu'il demeurerait impassible.
LA SCIENCE DE LA liir.LE.
Son cœur est dur comme le rocher, inflexible comme l'enclume sur laquelle le marteau frappe sans cesse.
Quand il se lève, les forts tremblent et chancellent dans leur frayeur.
On Taltaqueen vain avecrépée, la lance, les flèches et les dards.
Le fer fait sur lui l'effet d'une paille, et l'airain l'effet d'un Ijois pourri.
L'archer le plus adroit ne le mettra pas en fuite; la pierre des frondes est pour lui comme une herbe molle.
La massue est comme une poignée de foin, et il insulte à la lance qui frémit autour de lui.
Les rayons les plus ardents du soleil le trouveront insensible, el un lit de boue sera pour lui comme un lit d'or.
Il fora bouillonner la mer comme l'eau d'un vase sur un brasier; elle fumera comme l'encens qui brûle.
Il laissera derrière lui une trace brillante, et fera blanchir l'abîme comme la chevelure d'un vieillard.
Il n'est pas sur la terre de puissance comparable à la sienne; il a été créé pour ne rien craindre.
Ce qu'il y a de plus sublime s'incline» devant lui, et il est le roi de tous les enfants de l'orgueil. — Job, XLi, 4 et suiv.
— Allez à la fourmi, paresseux, considérez sa conduite, el apprenez d'elle la sagesse. Quoiqu'elle n'ait pas de chef, de général et de prince, elle fait ses provisions de nourriture en été ; elle réunit la moisson qu'elle mangera. — Prov., VI, 6.
— Voici qu'un essaim d'abéîlles s'était niché dans la gueule du lion et y avait dé()0sé un rayon de miel. Juc/es, i i-8.
L'abeille est parmi les volatiles
un des jilus courts, et son fruit l'emporte sur les fruits les plus doux.
— Les quatre animaux les plus petits de la terre sont plus sages que les plus sages.
Les fourmis, petit peuple trèsfaible, qui au temps de la moisson fait sa provision de nourriture.
Le lapin, population invalide, qui fait son lit dans les pierres.
La sauterelle, qui n'a point de roi, et qui cependant marche par bandes innombrables.
L'araignée, qui se tient suspendue par si's pattes, et pénètre jusque dans la demeure des rois. — Prov., xxx, 21 et suiv.
— Trois êtres ont une démarche bril'ante.
Le lion, la plus forte des bêles sauvages, qui n'a peur de rien de ce qu'il rencontre.
Le coq, bien planté sur ses pattes et sur ses reins.
Le bouc, plus fier r[u'un roi. — Prov., xxx, -29 et suiv.
— Le milan connaît dans le ciel quand son temps est venu.
La tourterelle, l'hirondelle et la cigogne sont fidèles au jour du rendez-vous. — Jcrém., viii, 7.
— La mère prit un de ses lionceaux et l'établit roi.... fl marcha parmi les lions ; il apprit à courir sur sa proie et à dévorer les hommes. — Ez., xix, 8.
— Un peuple nombreux et formidable (une armée de sauterelles) se répandra dans vos campagnes avec la même rapidité que la lumière du soleil court sur Je sommet des montagues. Un feu dévorant précédera et suivra ces terribles ennemis. Quel changement? Avant qu'ils parussent, le pays était comme un jardin de délices ; après leur passage, ce n'est plus qu'un affreux désert.
Rien ne pourra échapper à leur
Turcur. Ces aniinaiix rodoutablos ont la ligure ol la vilesso des chevaux. Ils s'élanceroMt jusque sur le sommet tics monlaf^ncs.
Le bruil de leur marche ressemblera à celui de la flamme qui dùvore un amas de paille ; au fracas d'une nmllitude de chariots roulants. Ils s'avanceront comme une armée qui va livrer bataille, chacun gardant cxaclemenl son rang, sans se presser contre les autres, et sans se détourner de la route marquée. A leur vue on sera saisi de douleur: une frayeur mortelle se peindra sur tous les visages. Cependant, tels que d'intrépides gueriiors. ils courront à l'assaui, ils escaladeront lesnmrs; ils s'empareront des villes; ils pénétreront dans les maisons : si les portes en sont fermées, ils se glisseront par les lenélres comme des voleurs. A ce spectacle, la terre tremblera, les cieux mêmes seront ébranlés; le soleil et la lune s'obscurciront, les étoiles retireront leur lumière. — Joé7, ii, 2 et suiv. (traduction libre).
— Tobie étant allé se laver les pieds, un poisson énorme sortit de l'eau pour le dévorer. L'ange lui dit : saisis-le et tire-le à toi.
Tobie l'ayant fait, le poisson commença à jialpiter à ses pieds. Alors l'ange lui dit : ouvre ce poisson, prends-en le cœur, le iiel et le foie, parce qu'ils servent utilement à des remMi's.— Tob. vi, 2.
— Comme l'oiseau qui traverse les airs, et dont on ne peut découvrir la trace, mais dont on entend seulement le bruit des ailes qui frajtpenl l'air en produisant un vent léger; s'ouvrant sa route à travers lair, il bat des ailes et s'envole, sans que rien indique la route qu'il va suivre. — Sagesse, v. 11.
Bolanique,
Je voyais un cep de vigne por-
tant trois provins, qui émirent peu à peu des boulons, des fleurs et des raisins mûrs.... Ayant dans la main la coupe de Pharaon, j'ai pris les grappes de raisins, je les ai pressées dans la coupe et j'ai donné à boire au roi. — Gen., IV, 9.
Que fera-t-on des ceps de la vigne? Les fera-t-on servir à quelque ouvrage de bois? En fora-t-on seulement un crochet pour pendre quelque chose au foyer domestique.^ On le jettera au feu pour lui servir de pâture; la flamme l'envahira par les deux bouts et le réduira tout entier en cendre. — Ez., xv, 2.
— Un arbre n'est pas sans espérance de renaître; si on l'a coupé, il reverdit et ses rameaux pullulent de nouveau. Si sa racine a vieilli dans la terre, et que son tronc se soit desséché au point de tomber en poussière, à l'approche et au contact de l'eau il germera ; il se fera une nouvelle télo, comme quand il fut planté pour la première fois. — Job, XIV, 7 et suiv.
Il sera semblable à un arbre lransi)lanlé sur le bord des eaux qui étend ses racines vers l'humidité, et qui ne craindra pas la chaleur de l'été. Son feuillage sera toujours vert; il ne s"in(]uiétera pas au temps de la sécheresse, et ne cessera pas de porter du fruit.
— Jér., XVII, 8.
Il sera comme un arbre planté le long d'un cours d'eau, qui donnera son fruit au temps voulu; son feuillage ne tombera pas. — Psaumes, I, 3.
— Apprenez du figuier le sens de la parabole. Lorsijue ses branches s'attendrissent, et que ses feuilles commencent à paraître, vous savez que l'été n'est pas loin. — S. Math, vi, 6.
— Toute sa force tombera comme tombe en automne la feuille de