‹ Les splendeurs de la foiChapitre 40 sur 110 · MÉTAUX · texte numérisé non relu

MÉTAUX

Airain.

Vermeil.

Rubis.

Saphir.

Argent.

PIKRRES PRÉCIEUSES.

Sardoinc.

Argent brûlé.

Agate.

Topaze.

Arg(>nt épuré.

Améthyste.

Turquoise.

Argciit raftiné.

Bdellc.

LOIS mosaïques, religieuses, MORALES ET POLITIQUES.

Je ne donnerais pas une idée suffisante de de la Révélation et de ses rapports avec les sciences de la théologie et du droit, si je n'analysais pas rapidement l'admirable ensemble des lois mosaïques, religieuses, morales et politiques des Hébreux. Pour atteindre mon but, il me suffira de condenser l'exposé entraînant que M. l'abbé Guénée en a fait dans le tome 111 de son célèbre ouvrage : Lettres de quelques juifs à M. de Voltaire.

LOIS RELIGIEUSES ET MORALES. — Il y a un Dieu, et il n'y en a qu'un.

Être suprême, source nécessaire de tous les êtres, il a seul droit à nos adorations et à nos hommages. Esprit pur, immense, infin', nulle forme coi^orelle ne peut le représenter. Il a créé l'univers par sa "puissance, il le gouverne par sa sagesse, il en règle tous les événements par sa providence.

Des ministres de son culte sont institués, des sacrifices sont établis; mais toute cette pompe n'est rien à ses yeux si les sentiments du cœur ne l'animent. Le culte qu'il demande avant tout et par-dessus tout, c'est l'aveu de notre dépendance absolue et de son domaine suprême, la reconnaissance de ses bienfaits, la confiance en ses miséricordes, la

:28i LES si'll;m)i;i IIS he l\ foi,

oraiiitc, l'obéissance et l'amour. « Je suis celui qui suis : tu n'auras point d'aulro Dieu que moi : tu ne loras-point de simulacres pour les adorer : lu adoreras le Sei^^neur et tu ne serviras que lui : lu aimeras rétcrnel ton Dieu de tout ton cœur, de louie ton i\me, de toutes tes forces. » Idées vraies et sublimes qui distinguent éminemment le législateur juif de (ous les législateurs anciens.

Même Dieu, même culte, mémos ministres du culte, un seul aulel, un seul temple avec l'obligation de s'y rendre de toutes parts....

Quelle pureté, quelle beauté; dans sa morale ! Est-il un vice qui no soit pas sévèrement condamné? Ce n'est point assez que les actions mauvaises soient défendues; les désirs même sont interdits : Tu ne convoiteras pas. Elle n'exige pas seulement une équité parfaite, une probité sans reproche, la fidélilé, la droiture, llionnéleté la [ilus exacte. Elle veut ([ue nous soyons humains, coinpalissanls, charitables, préis à faire aux autres tout le bien que nous voudrions qu'ils nous fissent. En un mol, tout ce qui peut rendre l'homme estimable à ses propres yeux, et cher à ses semblables, tout ce qui peut assurer le repos et le bonheur do la société, y est mis au rang dos devoirs. Faut-il donc s'élonnor si BIoïsc Uii-mêmo, frappé d'admiration on considérant l'excellence de ses lois, s'écriait avec transport : « 0 Israël ! quelle est la nation si sage cl si éclairée qui ait des ordonnances aussi belles et des slaluls aussi justes que ceux que je t'ai proposés jusqu'à ce jour? »

LOIS POLITIQUES. — A la têle du gouvernement, je vois le souverain le plus digne d'une obéissance entière. Dieu, élu roi d'Israël par le choix unanime et volontaire d'un peuple qui lui devait sa liberté et ses biens. Le tabernacle est son palais. Là il explique ses lois, il donne ses ordres, cl décide de la paix et de la guerre. Les enfants de Lévi sont ses ofiiciers et ses gardes. Monarque suprême, en même temps qu'objet dû culte, il réunit tout à la fois rautorité civile et l'autorilé religieuse. L'État el la Religion ne font qu'un : les doux puissances, loin de s'entrechoquer, se prêtent un muluel appui; rauloiilé divine imprime même aux lois civiles un caractère sacré, et par conséquence une force qu'elles n'eurent dans aucune autre législation.

Sous Jéhovah, un chef, son lieutenant et son vice-roi, gouverne la naiion, conformément a ses lois. 11 la commande dans la guerre, il la juge pendant la paix. Son aulorilé n'est ni despotique, ni arbitraire. l]n sénat, formé des membres les plus distingués de toutes les Iribus, lui sert de conseil; il prend ses avis dans les affaires importantes; cl s'il s'en trouve (pu intéressent la naiion enlièrc, il convoque l'assemblée du peuple on les é'iats.... Chaque tribu a son prince, sou sénat, ses chefs de famille, ses juges.... Une milice nombreuse, promplcmenl rassemblée, marche sous son chef comme un seul homme....

Chacun des six cent mille combattants devait avoir un fonds de terre d'une éler^due médiocre, il est vrai, mais suffisant ])our l'enlretcnir avec sa famille dans une homiêle abondance. Le partage se faisait au sort, en proportion du nombre des membres delà famille.... Les terres et les fermes nécessaires à leur exploitation sont absolument inaliénables. Données aux pères, elles doivent passer aux enfants, et restera perpétuité dans les mêmes tribus, les mêmes familles.... On pouvait en aliéner, pour un temps, l'usufruit, mais ces aliénations expiraient de cinquante ans en ciiupianlc ans, au relourde l'année jubilaire....

Page 1