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LA GEOLOGIE PROPREMENT DITE

Ici la cosmogonie laisse la place h la géologie. Partons des couches paléozoïques. Nous sommes au troisième jour de la Genèse, au premier jour géologique ; et ici, comme on le verra tout à l'heure, la division générale de la géologie reproduit, trait pour trait, la division de la Genèse.

Le terrain primitif ou paléozoïque, le terrain secondaire et le terrain tertiaire, correspondent au jour de la création des plantes, de la création des animaux moins parfaits et des animaux plus parfaits qui vécurent à la troisième création des êtres organisés.

Nous avons cependant encore un fait de géogénie à exposer; il viendra en son temps, entre le troisième et le cinquième jour ; e'est rapparilion du soleil.

LA GENES£

8° Et Dieu dit : Que la terre pousse des germes, des menues plantes, de llierbe verte portant sa semence, et des arbres ponant des fruits, et dans ces fruits qu'il y ait leur semence. Et la terre produisit de menus végétaux et de riicrbe verte qui portait sa semence selon sou espèce, et des plantes portant leurs fruits chacun selon leurs espèces ; et Dieu vit que cela était bon.

Moïse, comme les géologues, signale l'arrivée des plantes en désignant les plus chétives de forme et les moins parfaites les premières, comme le coustate la géologie.

9° Quatrième jour de la création. Apparition du soleil. C'est un événement qui se rattache à la gèogénie, et qui se trouve intercalé au milieu de la création des plantes, et au moment où il n'avait encore apparu sur la terre que des animaux des classes inférieures et des plantes également de la composition la plus simple; c'est à ce moment -là que Dieu dit : Qu'il y ait des luminaires dans l'étendue des cieux, qu'ils partagent le jour d'avec la nuit, et qu'ils mesurent les temps, les jours et les années , qu'ils brillent dans l'espace des cieux et sur la terre.

Dieu fit donc deux luminaires, un luminaire plus grand pour présider au jour, le soleil, et un luminaire moindre pour présider à la nuit, et il lit les étoiles.

LES FAITS DE LA GEOLOGIE

8° Immédiatement au-dessus des secs granits, et quelquefois engagés dans leurs strates, on voit apparailre les premiers débris des piaules de Tordre le plus bas : les cryptogames, les plantes vasculaires, etc.

On les trouve dans le terrain silurien inférieur, et quehjues traces encore plus bas dans le terrain primitif.

A la partie supérieure du terrain houiiler, on voit des plantes plus développées, mais non encore des plantes ligueuses.

90 Les précieuses observations de M. Pozzi, nous servent pour déterminer le point juste où apparut le soleil. Il a constaté deux faits importants : le premier, que les plantes avaient végété jusqu'au terrain pénéen ; que la riche végétation des temps houillers était composée de plantes qui ont dû croître en l'absence du soleil. Cette végétation, abondante et luxuriante, était d'une nature molle et pulpeuse ; elle a vécu à une époque où il y avait peu de lumière, mais où la croissance était favorisée par un air humide et chaud.

Or, immédiatement après, pendant l'époque pénéenne, il y eut un considérable changement. Il y eut apparition de plantes ligneuses qui n'existaient pas auparavant. Cette sorte de plantes à tissu serré, à cercles concentri- ,ques , demandait la présence du soleil : les cercles concentriques ^annonçaient la présence de l'astre ,qui détermine les saisons, et le tissu serré et fort annonce l'influence de la chaleur directe de l'astre du jour. De plus, les plantes pulpeuses, si développées jusque-là sous l'influence d"un air

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