‹ Les stalactites (volume 2)Chapitre 20 sur 30 · NÉÈRE · texte numérisé non relu

NÉÈRE

Sa main silencieuse a||pûLf |^ f^veux bruns

D'où ses doigts pour longtemps s'en vont pleins de parfums.

MTRRHA.

Les tiens , jouet charmant de la brise qui vole , Sont lisses et dorés comme un flot du Pactole.

IVÉ&RP»

Tes pieds charment la lèvre , et montrent au hasard Leurs ongles transparents arrondis avec art.

LBS STALACTITES 427

MYRRHA

Ta gorge est comme un marbre , et la lumière arrose Sur ses fermes contours deux frais boutons de rose.

• NÉÈRK.

Que n'es-tu beau comme elle , 6 bel enfant? Hélas I J'irais en suppliante adorer loUas !

MYRRHA

lollas ! pour un jour sqîs. semblable à Néère , Et je n'aurai pour toi nulle froideur amère.

NÉÈBB.

La bouche des zéphyrs au souffles embaumés S'enivre en s'égarant sou&tef bras parfumés.

MYRRHÂ.

Quelle autre ivresse attend les deux lèvres choisies Qui y goûtant de ton cou les blanches 'ambroisies ,

428 LEg STALACTITES.

Et , buvant à longs traits les flammes que j'y sens , Y feront circuler des frissons rougissants !

héère.

Vois comme l'onde est calme , et comme la Naïade , Dont la molle fraîcheur invite et persuade , Semble tourner vers nous l'azur de ses yeux bleus.

MYRRHÂ.

Dans ses bras palpitants descendons toutes deux. Confions notre tête à son bruit qui fascine, Et notre épaule blonde à sa douce poitrine.

Goûtons auparavant ce nectar. Pour nos jeux Liber y mit la force en parcelles de feux.

MYRRHÂ.

Oui y mais la coupe d'or est froide à qui la touche. Quel or vaut ,'ô ma sœur^ le corail de ta bouche!

LBg STALAGTfraS. 4t9

iffiÈRB.

Tenons-nous par la main* Ah ! ce flot est glacé! Entoure bien mon cou de ton bras enlacé.

MYRRHA

Comme Few, sœur du ciel , qui flottait indécise , Me pressé avec amour ! Je suis toute surprise.

NÉÈR£.

Chacune bien serrée avec deux bras tremblants , Myrrha ! nous voguons comme deux cygnes blancs ^ Et, sur nos fronts jumeaux aux poses familières, Se mêlent toutes deux nos guirlandes de lierres.

MYRRHA

Le flot rasséréné y qui court sans se lasser^ M'enivre y et je ne sais, me sentant caresser Voluptueusement dans'cétifi paix profonde , Si c'est ta chair polie , ou le zéphyr, ou l'onde!

490 fJB STALAlGnXB^.

loUas va veniri de ses doigts enjoiués Tresser en folâtrant nos cheveux dénoués*

Hat I84r

Toute cette ntaii nous avons

Relu le vieil ami Shalupeare

Aux beaux endroits que nous savons ^

Et voici que la nuit expire.

Nous avons longtemps veillé ^ mais Nous lisions le poëte unique , Et la sombre nuit n'eut jamais Plus d'étoiles à sa tunique.

Phœbé, qu'en riant nous troublons^ Va s'enfuir, et le jour va nattre, Et ma voisine aux cheveux blonds Viendra se mettre à sa fenêtre.

Ah ! lorsque vous allez venir, Ma voisine , en jupe de toile , Nous ne suivrons du souvenir Aucun beau vers , aucune étoile.

Vous apparaîtrez eamme un lyis , Avec votre gukni^e ofoiséé , Au mîlieii^g volubilis Qui couronnent votre croisée ,

Et nous , nous analyserons , Sans redfuter qu'elle nous mente , Sous son rideau de liserons Votre tâte simple et charmante.

Avril 1843.

ja g*^

L àrbrë m immK

Mais ne 6erail-ce pas plutôt un jeune rameta du délicieux arbuste eonsscré à l'Amour ,' lorsque , consumé par Siva dans un accéa de colère , il vint à renaître mille fois plus charmant eneore, grèct A fa céleste ambroRie donl rarrosèrent les DIeui ?

CALiUASA.

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