U SYMPHONIE ÔE LA NEIGE
ChaqaettODée, tu printemps, elles reviennent chargées déneige;
Dans la eour de la salie qu'embellissent les fleurs du HaYtang , elles ri?alisent de blancheur avec la lune ;
Douze Jalousies ornées de perles les enveloppeaA en se relevant;
Un couple d'hirondelles blanches vole en haut et en bas.
LES DKVX JKUHU FlUU LKTTaKBS , BOMAH CfllHOlS.
hk SYMJPHOMIfi OË LA NEI6&
La neige qui s'amasse et tombe dans la neige , Du ciel à gros flocons sur la terre descend , Et, ccHâfiote pocirHiefi pas d'un trioMphal eortège, Son moelleux lapis rtyonne éblouissant.
Q'autres regretteront , devant cette richesse , Les pourpris que F Aurore arrose de ses pleurs f Le gazon aplani pour des pieds de duchesse.
Et le rose printemps des oiseaux et des fleurs ;
Et de ne plus revoir^ au soleil d'or qui baise Les grands coquelicots , orgueil mouvant des blés , Les gammes de Rubens et de Paul Véronèse Tourbilloniier en clUAur éeifant leurs yoni troublés.
Mais moi , j'aime à songer devant cette harmonie, Et toutes les blancheurs des rêves anciens Mettent d'aecord leurs voix pour une symphonie , Et leur rhythme plaintif mé prend dans ses liens.
C'est dans.le mol oubii d'un 6iel doutetfscet pAle Qui donne à toute chose un preslige diarmant.
LES STALAGTITBS. Id»
Et qui passe en doueear le duTet et l'opale » Que le dlrâiitie du jour s'agHe vaguement.
Leurs six ailes au veut , paréiHes à dès voiles , Les anges sont épars dans les chemins du ciel ; Les nuages rêveurs font la cour aux étoiles , Et tout l'éther frémit d'un amour sensuel.
Les ki€S sont kabités par la troupe des cygnes. Sur le bord resplendit le front sacré des lys. Et Tombre du feuillage a lés marbtes insignes Dont un grdle rayon baise les pieds polis.
Ces filles de la Grèce , aux' allumes profaaies , Écartent en riant les dverveux du bouléafUr Et y cherdlint le Mpos-d«|s les flots diaphanes, L'escalier des palais plonge s6n;pied dans ]*e^u.
LB8 STALAGTITBS.
Sur la vagw s'agHe um 16|ère teum»« Gomme celle Wf parmî 1m 4au|d|iiD9 mUmtiiés^ Pleine, ainsi que les flots, de charme et d'amertume, Aphrodite, jaillit des flot»^ rasséjréaés*
( Dans la connue de naare» «vue «ep pîads timides $ Vierge y elU caressait Iw Grftoes ^ les lenx . Et les purs diamants et les perles humides Ruissdaient de la bo«ohe et de sei htoaà$ i^vMx:. )
Voici lea bMs saeeés à la Méla»cMlie Où , mêlant à la brige un mitriliure eoifis i L'oranger, le laurier, le myrte d'Idalie Accueille mille oiseaux dans ses dômes touffus.
C'est là que le pommier fleurit, et que la rose, Fière d'un pb veeineU et é\nfb(m\M natsMuit^ Déjà pâmée ^ i^tMâ que l'Aiii»re Tdrsfitja,:
St que L'onfeniau 4ird la iMgM M tén 9^i
UiSf «TAUeTITSS. ^^
En cavalcade , au long de& terrasses de brique y Des dames , dont Zéphyr baise le front mutin ^ . Avec des cavaliers au sourire lubrique, Passent dans leurs habîts d'hermine et de satin.
Les pages > les muguets langoureux et bravaches, Et les belles de cour, aux cheveux crespelés, Font briller dans la nuit, sous d'insolents panaches, Les i^ronts de leurs chevaux d'une flamme étoiles.
La nappe encore vierge est mise pour l'orgie, Et les flacons d'argent brillent sur le dressoir, Tandis qu'à la fenêtre , avec sa main rougie ,
Ëlvire désolée agite «on mouchoir^
Et, dans l'ombre^ «flftiyai<é^q9i'4«ea«rtT^embr^ àoebbipagne. Les cheveuiE faériegés psff U'Wftl dtii 1m stfitv
Rejoint ses compagnons dans Vimmense campagne , Au galop d'un coursier sondNre comme la Nuit.
Blanche, dans un massif i, dort parmi les dentelles Dont le bouquet foisonne autour de ses beaux seins ; Elle rêve , et son corps semblable aux tourterelles » Creuse en nid embaumé le duvet des coussins.
Auprès d'elle, à mi-voix, deux colombes mystiques Au milieu des ardeurs du tiède renouveau , Se murmurent/ ainsi que des lyres antiques, Des vers d'Anacréon, d*Orphée et de Sappho.