‹ Les stalactites (volume 2)Chapitre 23 sur 30 · VI · texte numérisé non relu

VI

Ahmî la:Kév«je en mùB àm^elê^m^h» , Et, le fronl oaMssé j>tt ses folles fi^toJh^wr^,

LES STÂLAGTITBS. • 457

J*entends s'épanouir en moi (divine Blanche! ) L'accord mélodieux de toutes les blancheurs.

Mais ces pÂles amours de fleurs et de sculptures. Dont je mène en chantant le chœur étiolé, Sont encore à mes jeux moins blanches et moins pures Que votre âme sereine , ô Lys inviolé !

Janvier 1844.

t)an8 le vieux eiflcietiàre , ouoette fhâuoide pluie

Sur Taubépine ea^fleiirs A versé , dans un flot que 1& spleiLessuie ,

Des parfums et des^ pleurs ;

Au coucher du soleil, dans le vieux cimetière

Où , sur chaque tombeau , Des bouquets de rayons empourprent Thumble pierre,

Entrons, il y fait beau !

Le ciel bariolé par la métamorphose

De son limpide azur , Borde joyeusement d'écume grise et rose

Son grand lac d'un bleu pur.

Puisqu'ils vivent encor dans ces riants calices

De soleil amoureux , Les morts qui sont couchés dans ce lieu de délices , —

Ils doivent être heureux!

Leur àme nous parfume, et la grande Nature ,

Si pleine de raison , A fait avec leurs corps tombés en pourriture

Sa belle floraison.

Oui 9 c'est d'eux que nous vient cette ombre douce et triste ;

Et ce sont eux encor Ces bouquets de corail y ces thyrses d'améthyste j

Ces riches grappes d'or !

Ce sont eux ces rosiers aux mille roses blanches

D'une mousse embellis , Et ce blêBêt céleète et ces tendres pervenches ^

Et ce sont eux ces lys !

104 LfiS ST^IACfri4«S.

De même la Nature , avec mélancolie f Jusqu'au matin vermeil

Laisse la vaine cendre en nous ensevelie Pourrir loin du soleil ;

Haine, douleur, néant -ëek ^oîre et ducrime»

Illusion d'un jour; Et, baignant de rayons tout ce fumier sublime,

Elle en fait de l'amour !

Mai Mh.

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