MERCURE. — AMPHITRYON
— L'ami, si de ces lieux tu ne veux disparoître, Tu pourras y gagner quelque contusion.
— Ah I tu sauras, maraud, à ta confusion, '
Ce que c'est qu'un valet qui s'attaque à son maître.
— Toi, mon maître ? — Oui, coquin. M'oses-tu méconnoitre^
— Je n'en reconnois point d'autre qu'Amphitryon.
— Et cet Amphitryon, qui, hors moi^ le peut être?
— Amphitryon? — Sans cloute. — Ah ! quelle vision !
L'ensemble des 4 vers à rime plate est absolument disloqué comme ci-dessas ; et, dès que les répliques se suivent vers par vers, les rimes se croisent.
fmfmfmffmmf[i{ vers):
JDPITER.
Je suis donc bien épouvantable?
ALCMÈNE
Plus qu'on ne peut dire A mes yeux.
Oui, je vous vois comme un monstre effroyable, Un monstre cruel, furieux.
Et dont l'approche est redoutable.
Gomme un monstre à fuir en tous lieux.
Mon cœur souffre, à vous voir, une peine incroyable; C'est un supplice qui m'accable; Et je ne vois rien sous les deux D'affreux, d'horrible, d'otiieua?, Qui ne me fût plus que vous supportable.
Les 4 vers à rime plate, qui sont comme noyés dans ce flot de rimes consonnantes, ne peuvent être dégagés de l'ensemble que pour former, avec le dernier vers, une véritable stance [ffmmf), dont voici un exemple dans Alfred de Musset :
SoQ courageux aïeul est ce roi populaire
Qu'on voit depuis huit ans, sans crainte et sans colère.
En pilote hardi nous montrer le chemin.
Son père est près du trône, une épée à la main ;
Tons les iqfortunés savent quelle est sa mère.
(Sur la Naissance du Comte de Paris, v. 86-90.)
2^ Rimes plates à la fin du groupe.