‹ Les stances libres dans Molière: étude sur les vers libres de Molière comparés à ceux de LaChapitre 8 sur 34 · LA LIBERTÉ DES MESURES CHEZ MOLIERE · texte numérisé non relu

LA LIBERTÉ DES MESURES CHEZ MOLIERE

X. — Nous trouvons en outre, dans Psyché^ 2 vers de 6 syllabes (732 et 986). Le premier est à la fin de la première scène du second acle^ à Tendroit où Molière passe la plume à son collaborateur, et il pourrait bien être de Corneille :

Adieu : je vais.... Adieu.

Le second est un de ceux qui terminent la première scène du troisième acte, la seule encore de cet acte qui soit de Molière :

Est-il rien sur la terre, est-il rien dans les Gieux Qui puisse lui ravir le titre glorieux De beauté saus seconde?

Les deux passages^ le second surtout^ comme nous le verrons plus loin (2), sont de ceux qui trahissent manifestement la négligence du poète.

D'après ce que nous venons de dire de la liberté des mesures, on voit que celte liberté se réduit au choix que Molière se permet entre les quatre vers les plus longs {12, 10, 8, 7) avec appropriation du vers de 7 syllabes aux rôles les plus familiers, et sans que celui-ci puisse se trouver en contact immédiat avec l'octosyllabe.

(1) Et de nos cœurs l'un à l'autre Exhalons le cuisant dépit : . . .

Les vers 312-313 (7-8) sont séparés par le dialogue; les vers 179-180 (7-8) sont séparés par le sens. Il serait facile de corriger le vers 172 : Et de nos deux cœurs l'un à Vautre»

(2) Voir page 82,

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