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Partie latérale de gauche. — Premier étage

SAINT-SIMON (Louis de Rouvroy, duc de)

HISTORIEN

Le duc de Saint-Simon, historien célèbre par ses Mémoires, descendait d’une ancienne famille de Rouvroy qui se prétendait issue des comtes de Vermandois. Né le 16 janvier 1675, il fut tenu sur les fonts baptismaux par Louis XIV et Marie-Thérèse d’Autriche.

Il reçut dans sa famille une brillante éducation, cultiva son esprit par la lecture et prit goût surtout à l’histoire. Il entra dans les mousquetaires dès sa plus tendre jeunesse.

A peine âgé de dix-huit ans, Saint-Simon était capitaine de cavalerie et faisait ses premières armes au siège de Namur (1692). La bravoure qu’il montra à la bataille de Nerwinde (1693) lui fit obtenir un régiment. Néanmoins il n’était que maître de camp neuf ans après (1702), et diverses promotions ayant été faites sans qu’il y fût compris, il donna sa démission.

Louis XIV, exaspéré de cette retraite, fit mander le jeune duc qui a relaté, dans ses Mémoires, toutes les particularités de l’entretien qu’il eut avec le roi. Mais son parti était pris, il ne revint pas sur sa décision et se voua dès lors à la diplomatie.

11 mit ses loisirs à profit pour étudier, avec cette pénétration qui lui était propre, les mille incidents de la vie de la Cour, les physionomies et les caractères de tous ces personnages qu’il a peints avec tant de verve dans ses célèbres Mémoires.

Après la mort de Louis XIV, Philippe d’Orléans, ayant été proclamé Régent par le Parlement, appela Saint-Simon au conseil de Régence; il fut porté, dès lors, au premier rang de la faveur et ne tarda pas à devenir l’âme du parti de la Cour contre les Parlements.

Il fut envoyé en Espagne (1721) pour y négocier le mariage de Louis XV avec l’infante. Ce projet d’union ne se réalisa pas.

C’est dans ce voyage que Saint-Simon fut atteint de la petite vérole, au moment d’arriver à l’Escurial.

N’osant paraître devant le roi dans cet état, il s’arrêta dans un village, où Philippe V lui envoya son médecin. Dès qu’il fut rétabli, il alla remplir sa mission, et il revint en France avec le titre de grand d’Espagne.

Après la mort du duc d’Orléans (1723), Saint-Simon perdit beaucoup de son crédit et cessa de paraître à la Cour.

Retiré, tantôt dans son château de la Ferté-Vidame, tantôt dans son hôtel de la rue de Grenelle-Saint-Germain, il occupa les dix dernières années de sa vie à mettre en ordre ses Mémoires, qui renferment les renseignements les plus intéressants et les plus détaillés sur la Cour de Louis XIV, la Régence et le règne de Louis XV.

Ce que ces Mémoires ont de remarquable, c’est la vie qui déborde de chaque page; les moindres faits sont présentés avec un relief surprenant ; les physionomies se détachent, s’animent et restent à jamais fixées dans l’esprit telles qu’il a plu à l’auteur de les peindre.

Saint-Simon mourut à Paris, le 2 mars 1755, à l’âge de quatrevingts ans.

SAINT-SIMON (Louis de Roüvroy, duc de)

HISTORIEN

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