Cf. Amelung, Donner Jahrbiiclier, 181 jy, p
LE IV' SIÈCLE. — LES IMAGES DES DEFUNTS
Pour la forme de la draperie, les statues du I jouvreetd Athènes relèvent encore de la tradition classique inaugurée au v* siècle, et qui se conserve, au début du siècle suivant, dans des œuvres telles que I Eiréné de képhisodote. Les sculpteurs des stèles attiques y restent longtemps fidèles : mais bientôt le h pe féminin drapé subit une évolution très marquée, caractérisée
i* Corne, Alt. Grabreliejs , pi. XL. Arndt-Bruckmann, Dciikmaclrr , pi. 5'i8. Voir plus loin, j>. 17C fiœ. ioi 2. Cavvadias, Catalogue , n° 'yoo.
sûr, c est un original, probablement attique, et il n’est pas moins certain que la statue ornait un tombeau. Comparée aux matrones des stèles du Céramique, notamment à la femme debout de la stèle bien connue de Démétria et de Pampliilé1, elle ollre avec elles des traits de parenté indéniables : même attitude, même costume, mêmes formes un peu lourdes, plus solides qu élégantes. Nous pouvons d ailleurs citer un autre exemplaire, également attique.
du même type. Le Musée d Athènes possède une statue de femme drapée dont la tête manque malheureusement" (fig. g 1). Sans qu d y ait heu d insister sur des analogies évidentes.
011 y retrouve sans peine la pose, le geste, le costume de la statue du Louvre, avec le même rythme pour les lignes du corps. La différence réside surtout dans 1 arrangement du manteau.
Fig. ç)i. — Statue tic femme debout (Musée national d’Athènes).
LES STATUES FUNERAIRES Di Y- ET DU IV' SIÈCLE
surtout par une souplesse et une variété plus grandes dans 1 agencement des plis du costume. On a fait honneur de cette évolution à l’initiative de Praxitèle. Elle ne serait qu un des symptômes de I esprit nouveau qui s introduit dans la plastique, sous I influence du maîire athénien. Ici se pose donc une question générale, très controversée, celle qu on a pu appeler « le problème de la draperie » dans le stvle praxitéhen '. Nous ne pouvons en aborder l’examen détaillé. Toutefois, l’étude des statues tombales nous conduisant à y toucher, nous devons au moins en rappeler les éléments essentiels.
( tu sait quelle importance ont prise, dans le débat, les trois bas-reliefs découverts en 1887 . à Mantinée, par M. G. Fougères". En dépit des doutes manifestés à plusieurs reprises , il est impossible de contester que ce soient ceux-là mêmes dont Pausamas nous a laissé une brève description. Ils décoraient certainement la base d un groupe représentant Latone et ses enfants, et portant la signature de Praxitèle. Les reliefs sont trop connus pour qu’il \ ait beu de les décrire longuement. Sur une des plaques est représentée la lutte musicale d’Apollon et de Marsvas. Les deux autres montrent six Muses, groupées trois par trois. Sur une quatrième plaque, qui n a pas été retrouvée, devaient figurer trois autres Muses, complétant le chiffre des neuf sœurs. Or, surtout sur l’un de ces panneaux, on voit apparaître des formes de draperie qui n ont plus rien de commun avec celles du ve siècle (fig. 02). Un sentiment tout nouveau les a rajeunies et modernisées. La Muse aux doubles flûtes porte un himation rejeté sur l’épaule avec une grâce familière. Sa voisine s’enveloppe dans un manteau qui la drape étroitement, avec un arrangement de j>hs à la fois élégant, libre et pittoresque, et elle évoque ainsi le souvenir des coquettes figurines tanagréenues dont elle semble être une sœur aînée.
Si les bas-reliefs sont réellement du grand Praxitèle, ou s il en a tout moins dessiné I esquisse, comme 1 ont allu mé avec M. Fougères plusieurs critiques 1 * * 4, ds dateraient de sa jeunesse, et jirendraienl jilace entre les années 871 et 365. Dès lors la question serait tranchée. G est bien lui qui aurait introduit cette mno-