‹ Les statues funéraires dans l'art grecChapitre 114 sur 212 · Furtwaengler, Alhen. Mittheil., III, 1878, p · texte numérisé non relu

Furtwaengler, Alhen. Mittheil., III, 1878, p

5. Musée de Delphes, n° 1791. Hadaczek (art. cité, p. ait) signale d’autres exemples. Ainsi Cesnola, Coll, of Cypriun Antiquities, pl. CXXX, CXXX1, CXXXII.

<1. Hadaczek, art. cité, p. 209, fig. 226. Àmelung, Sculpt. îles Vatican. Mus., n° 110, p. 377, pl. 3y. On peut

Fig. 1 2 1 . — Statuette votive de fillette. H. om,/|i (Musée national d’Athènes).

LES IMAGES DES DEFUNTS

Iront, velue d’un chiton dorique qui laisse à nu l’épaule gauche, paraît fort occupé d un canard qu elle serre tendrement contre sa poitrine. G est à coup sûr une copie d un original atliquc.

datant de la fin du y1' siècle ou des premières années du ive, et la grâce du motiffait facilement comprendre qu il ait été reproduit pour quelque amateur romain. Une statuette de Berlin, peut-être funéraire, est apparentée d assez près à celle du Vatican ; Feulant. escortée d un canard, tient un oiseau et une balle1. Elle trahit un travail rapide, mais on n hésite guère à \ voir une œuvre attique du ivc siècle. Le même musée possède une statuette du même stvle, trouvée à Tanagra2. Ici, la fillette est assise par terre; sa robe, serrée sous les aisselles par un cordon, laisse à découvert ses bras potelés. De la main gauche, elle maintient prisonnier un canard qu elle semble s’évertuer à gaver de nourriture, tandis (pie l’oiseau se débat et proteste contre cet excès de sollicitude.

Les observations que nous ont suggérées les représentations de Illicites peuvent s appliquer à celles des jeunes garçons. Comme leurs sœurs, ceux-ci se

Fig. 1 22. — Statuette votive de fillette (Musée de Delphes).

en rapprocher : i° une statuette du Musée d’Athènes, von Svbel, Srulpt. :u \then, n“ 4o2, lleydemann, Marmorbildwerke . n° ~8g ; 2° une statuette de Berlin ( Bescltr ., n° 5oo) une nous citons plus loin ; 3° une statuette de Catajo, Vrndt-Ymelung, Ein:elaufnahmen, n° (16. S. Reinach, Rcpcrt. sial.. 11-, p. 467, n° 7; 4° une statuette d’Edimbourg, que Michaelis considère comme funéraire, Journ. of Ih'll. Stud.. V, 1 88 4 , p. 109, n° 24 ; 5° une statuette en bronze de fillette, au Palais Grazioli, à Rome, Arndt-Bruckmann, Denkmaeler, pl. 54o.

t. Besclireib. dcr Skul.pt.. n° 5 00. Ivekulé, Griech. Skulptur. p. 21)6. D’après un renseignement que me communique M. G. Leroux, une statuette du même type a été trouvée à Délos en 1906.

2. Collection SnbourofJ, pl. XXW. Bescltr. der Skulpl ., n° 5o5. Kekulé, Griech. Skulptur, p. 29O. S. Reinach, Répert., Il2, p. 4G7, n° 10.

i96 LES STATUES FUNÉRAIRES DU Ve ET DU IVe SIÈCLE

livrent a leurs amusements. Les stèles nous les montrent le plus souvent nus,

avec une légère draperie jetée sur 1 épaule, escortés de leurs animaux lamiliers, lièvres, ch 1( ■ns ou canards, et tenant parlois le timon du petit chariot de bois qui leur sert de jouet1. El d’autre part, l'analogie que nous avons signalée plus haut se poursuit entre les sujets des stèles et ceux des statuettes votives ou funéraires.

Il faut ranger sûrement dans la première catégorie une sta- I net I e hellénistique appartenant à la Bibliothèque nationale d Athènes, et trouvée en i853 près des ruines d’un temple, sur remplacement de 1 ancienne Lilaia, en Phocide 2 (lig. ia3).

N était la provenance, on pourrait considérer comme une statuette de tombeau ce jeune garçon nu. la tète ceinte d'une bandelette. Il est debout, les jambes croisées, appuyé contre un pilier sur lequel est posé un canard qui semble se révolter sous la pression de sa main. L’enfant prend un vif plaisir à ce jeu, car sa figure s éclaire d’un sourire malicieux. C’est aussi un sujet funéraire que nous offre une statuette du Musée d’Athènes 3 (fig. i a A ) • Un enfant nu, aux formes un jieu bouffies, est

1. Stèle de Pamphilos. Conze, Att. Grabreliefs. pl. CLXXXVI1I, n° q53. Stèle de Télémachos, ibid., pl. CXCIII, n° 977.

2. Conze, Annali, i85g, p. 32, pl. A. Wolters, Gipsabgüsse, n° 1690. S. Reinach, Répert.. Il-, p. 465, n° 2. Svoronos, ’Eç>r)p. ’ap/., igoo, p. i34 et suiv., pl. 5. La statuette a été déposée provisoirement au Musée national. Slaïs, Marbres et bronzes du Mus. nat.. p. 62, n° 2772, avec figure.

3. Von Sybel, n° 21)3. Le Bas-Reinach, l oy. arch., pl. 88, 2, et la bibliographie citée p. 88. Svoronos, art. cité, p. 1 35 , fig. 1 .

Fig. i j3. — Statuette votive d’enfant trouvée en Phocide. II. om,85 (Athènes, Bibliothèque nationale).

LE IVe SIECLE.

LES IMAGES DES DÉFUNTS

debout, tenant un canard ciu d agace de travaillé, et I exécution accuse la négligence qu on observe souvent dans les stèles d’enfant, même dans celles qui appartiennent encore au iv' siècle.

Est- d besoin de rappeler qu à l’époque hellénistique, le motif de l’enfant à 1 oiseau est fréquemment traité comme un sujet de genre ou comme un motif d’ex-voto1 2 ? Nous d avons pas ici à aborder cette question. Bornons-nous à constater que.

dès le ive siècle, la sculpture funéraire emprunte à la vie réelle la représentation des jeux de 1 cnlance. (Jette conception répond d ailleurs au sentiment qui se manifeste si clairement dans les stèles. Rien n \ évoque 1 idée de la mort. E enfant est là, vivant, souriant, tout occupé des jouets, des animaux Familiers qui ont amusé sa courte vie, comme ils doivent encore charmer sa vie d ont re-lombe. Tel est en effet le rêve que poursuit la tendresse des jiarents . « Notre cillant, dit une éjngramme de 1 Anthologie, fera dans la demeure de Perséphoné les délices de la déesse; mais il a laissé dans notre maison d amers regrets \ »

la main droite. Le revers n’est pas

Fie. i <4. — Statuette d’enfant tenant un canard (Musée national d'Athènes).

1. Cf. O. Jahn, Bcrichtc lier sachs. Gesellsch. der Wisscnschnfl.cn, ï84i, p 4 <) - F- (îardnor, Journal oj Hellen. S lu die s. VI, i885, p. 3. Aoir surtout l’étude de M. Svoronos ’B©7j[.i. ’apy., iyoo, p. 1.14-178.

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