‹ Les statues funéraires dans l'art grecChapitre 113 sur 212 · Wiegand et Sclirader, Prieur, p. 074, fi g. 4 7 r · texte numérisé non relu

Wiegand et Sclirader, Prieur, p. 074, fi g. 4 7 r

3. De la même nécropole provient une tète d’Hermès en marbre rouge ( Priene . p. 3 — 5 , Qg. <jui rappelle les terres cuites trouvées dans les maisons.

fort étroite. Les mêmes types jieu-

Monuments t'iol, i8y5, pl. A VIII.

192 LES STATUES FUNÉRAIRES DU Ve ET DU IVe SIÈCLE

de faire le départ entre les statuettes d offrande consacrées dans les sanctuaires, celles qui étaient destinées à des tombeaux, et celles qui ornaient simplement les

demeures privées.

C’est surtout pour les figurés d’enfants que cette observation prend toute sa valeur. Ici, les sujets qui s’imposent aux sculpteurs confinent nécessairement au genre. Que nous apprennent en effet les stèles ? Elles trahissent la préoccupation constante de rappeler ce qui est proprement la vie de l’enfant, ses jeux et ses petites joies, de le montrer tel qu’il était, tel qu il reste dans le souvenir des siens ; et rien n’est plus voisin des sujets de genre. S’agit-il de ces statuettes votives, que les parents consacrent dans un temple, soit comme un gage de reconnaissance pour une guérison obtenue, soit pour appeler sur I enfant la protection divine? C’est encore la même conception qui prévaut . Les musées possèdent de nombreuses statuettes d’enfants dont il est difficile de dire si elles sont votives ou funéraires. La comparaison avec les stèles permet au moins d affirmer que, dans les deux cas, les types sont à peu près identiques.

F'O- h8- 7 stèle funéraire ,de Mnésiptoiémé Examinons d’abord les stèles de fil-

(Musee national a Athènes).

lettes. \ oici, au Musée d’Athènes, celle de Mnésiptolémé, œuvre médiocre, de travail lourd, qu il faut cependant dater encore du ivu siècle1 (fig. i r 8) . La petite fille, vêtue d’un long ch itou à ceinture, coiffée du diadème de métal, parure habituelle des entants athéniens, tient d une main une balle, et de 1 autre présente un oiseau a un petit chien de Malte qui, pour 1 atteindre, se dresse avec convoitise sur ses pattes de derrière. Ailleurs, sur une stèle de Munich, nous retrouvons un sujet analogue, traité également

i. Conzo, Att. Grabreliefs, n° 827, pl. CLXI.

LE IVe SIECLE.

— LES IMAGES DES DÉ E UNIS 19 il

comme une scène de genre °. La petite morte porte le nom de Plangon, « la poupée». D’une main elle serre jusqu’à l’étoulï’cr son oiseau favori, de 1 autre elle montre sa poupée à une oie qui, debout sur une patte, tend gravement son

Fig. i 19. — Statuette votive de fillette. II. o"',03 Fin. \'io. — Statuette votive de fillette. 11. om,6S

(Musée national d’Athènes). (Musée national d’Athènes).

cou vers l’enfant. Avec des variantes de détail. 1rs sculjtteurs de stèles reproduisent sans se lasser ce thème des jeux de I enfance, soit qu ils montrent la fillette escortée d’amis emplumés, oies ou canards, soit qu ils lin donnent comme compagnon un jietit chien de Malte, aux j >0 1 1 s frisés, à la queue retroussée.

Des motils semblables apparaissent dans plusieurs statuettes de Illicites.

. II. Bulle, Monolsberichfe über Kunstwiss. und Kunsihondrf. I. njoo. j>. i38, j >1 . I

LES STATUES FUNÉRAIRES DU Ve ET DU IVe SIÈCLE

Le Musée d’Athènes en possède une série de quatre, qu on peut dater du ivf siècle 1 . Deux d’entre elles représentent des petites Hiles de cinq à six ans \ debout, vêtues de longues robes, et tenant l’une un levreau, l’autre un canard (fig. 1 19 et L2o). Les deux autres sont des Hllettes plus jeunes assises par terre. L’une d’elles, portant sur la poitrine un médaillon attaché à deux rubans croisés, joue

avec un oiseau ' (fig. 121). O11 n’hésiterait guère à reconnaître ici des figures funéraires, si le lieu de la provenance n’interdisait cette hypothèse. Ces marbres ont été en effet trouvés près de l lhssos, non loin d’une inscription contenant une dédicace à Eileithyia, la déesse qui préside aux travaux de la maternité4; par suite il faut y voir des statuettes votives consacrées par la piété des parents. On les rapproche facilement d’une jolie statuette ci e fillette rieuse, découverte à Delphes dans l’enceinte du temps d Apollon, et qui pourrait passer pour une figure de genre si le caractère votif nen était certain5 (fig. 122).

Ce qu’on peut affirmer, toutefois, c’est que des marbres de cette nature n’auraient pas été déplacés sur des tombeaux d’enfants. La même conclusion s’impose pour d’autres statuettes sans indication de provenance, et dont on 11e saurait dire avec certitude si elles sont votives ou funéraires. Nous citerons en particulier une charmante statuette du Musée Clu’aramonti au Vatican6. Une petite fille aux cheveux bouclés sur le

1. Von Sybel, Sculpturen zu Alhen., nos 59i-5g5. Cavvadias, Catalogue, nos 693, 696. Hadaczek, Wiener Jahrcshe J te, IV, 1901, p. 210, fig. 227; p. 211, fig. 228, et p. 212, vignette.

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