Voir notre article. Rev. arch., igo4, IL p. 48-5i
3- Une épigramme de V Anthologie énumère les emblèmes qui décorent une tombe, pour rappeler les vertus matronales de la morte, Myrô. Le chien y figure, et fait allusion aux soins que la défunte a prodigués à scs enfants. Ant.hol. pâlot. , Vil, 420. Épigramme d’Antipater de Sidon.
LES STATUES FUNÉRAIRES DU Y' ET DU IV' SIÈCLE
hellénistique, celui de l’aigle. S’il faut en croire une épigramme d Antipater de Sidon, un aigle se dressait sur le tombeau d’Aristoménès 1 2 3 ; comme le lion, c’était un symbole de vaillance. D après une autre épigramme, un aigle décorait également le tombeau de Platon. Le poète fait parler l’oiseau : « Je suis l’image de l ame de Platon qui s’est envolée vers I Olympe; c’est la terre d’Attique qui possède son corps, né de la terre » \ Si le fait est exact, c’est une idée d’apothéose que traduirait I emblème placé sur la tombe du philosophe. Toutefois, ces textes ne doivent nous inspirer qu’une médiocre confiance, et ne nous permettent pas d allumer la réalité des effigies qui y sont décrites. Les auteurs des épigrammes semblent s’être inspirés d’un motif de décoration qui apparaît fréquemment sur les stèles de la Syrie du Nord, celui de [l’aigle funéraire, « l’oiseau du soleil, chargé d emporter les âmes vers l’astre qui les a créées 1 ». 0 est le symbolisme qu’on retrouve à l’époque romaine dans les monuments représentant I apothéose des Empereurs. Mais il nous parait fort douteux que des sculpteurs attiques du iv* siècle aient pu le connaître.