‹ Les statues funéraires dans l'art grecChapitre 137 sur 212 · Euripide, Iphigénie en Tau ride, vers · texte numérisé non relu

Euripide, Iphigénie en Tau ride, vers

LES STATUES FUNÉRAIRES DU V' ET DU IV- SIÈCLE

rédige des décrets en grec, el lait frapper des monnaies imitées des tétradrachmes de Rhodes. Il transforme sa nouvelle résidence, Halicarnasse, el la rebâtit suivant un plan dont Vitruve admire la beauté el la symétrie. Suivant I usage canen, Mausolos avail épousé sa sœur Artémisia. Lorsqu il mourut, vers 35a, sa veuve célébra ses funérailles avec un grand faste, et lui érigea un somptueux tombeau que I antiquité classa parmi les sept merveilles du monde1. On connaît les paroles que Lucien, dans un des Dialogues des morts, prête au satrape canen : << J’étais beau, grand, courageux dans les combats ; mais ce qui est plus encore,

| ai, dans lîabcarnasse, un tombeau immense tel que jamais mort n en a eu de plus splendide2 ». Les architectes étaient Satyros et Pythios, qui devait plus tard construire le temple d’Athéna Polias à Priène. Pour décorer I édifice, Artémisia avait lait appel à quatre sculpteurs venus de Grèce. Scopas, alors dans tout l’éclat de sa réputation, dirigeait sans doute l’équipe de ses collaborateurs, Timothéos, Bryaxis el Léocharès. Artémisia, qui mourut en 35 1 , ne vit pas le tombeau achevé. Mais les maîtres grecs mirent leur point d honneur à terminer dignement 1 œuvre entreprise3.

Le monument resta longtemps debout. Peut-être des tremblements de terre commencèrent-ils à le ruiner. Mais c’est au xve siècle que s accomplit la destruction. En 1/102. les chevaliers de Saint-Jean s’emparent d Halicarnasse, et exploitent le Mausolée comme une carrière pour construire le château de Saint-Pierre. Lorsque, en 1022, les chevaliers de l’Ordre réparent le château, el le mettent en défense contre les Turcs, c est encore le tombeau qui fournit les matériaux. La chambre funéraire subsistait cependant. D’après la relation de Guichard, les chevaliers y pénétrèrent, et y virent sur les murailles « histoires taillées et toutes batailles à demy-rebef. Ce qu ayant admiré de prime face, et après avoir esliiné en leur lantaisie la singularité de I ouvrage, enfin ils défirent, brisèrent et rompirent, pour s’en servir comme ils avoyent faict au demeurant ' ». Ce lut la fm du monument. Il est à peine besoin de rappeler que la découverte des ruines est due aux fouilles poursuivies en 1 8 5 G , j»ar C. T. Newton ". Tous les \i si leurs du British Muséum connaissent la

Vpj >endice à Philon île Byzance, De septem orbis spcctaeulis, éd. Orelli, p. 1 4 1 et i < j 2 .

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