Calai. Seulpt.. Il, n
4- Catal. Seulpt.. II, n° 1047, J, Six, Journalof Ilellen. SlutJ.. XXV, igo5, p. fig. i.
5. Catal. Seulpt.. II, nos 1075-1086. Brunn-Bruckmann, Denltmaeler, nn 72-73.
26a LES STATUES FUNÉRAIRES DU Ve ET DU IV* SIÈCLE
cer, avec M. Dernier et M. Adler, au-dessus de l’entablement, au pied de la pyramide. Mais nous n’avons pas besoin d insister sur la fonction qui leur
Phot. Mansell
Fig. 170. — Lion en marbre provenant du Mausolée (Britisli Muséum).
était dévolue. Suivant la vieille idée orientale dont nous avons constaté plus d’une fois la persistance, les lions du Mausolée étaient les gardiens féroces et redoutables qui veillaient sur la sépulture du satrape.
Ce Mausolée si célèbre, objet d admiration et d’étonnement, a-t-il exercé
LES GRANDS TOMBEAUX D’ASIE MINEURE
une influence sensible sur I architecture Itinéraire? Newton a cité un certain nombre de monuments, une tombe de My lasa . le Tombeau de Thcron à A cri-
gente, où il pense reconnaître une certaine parenté avec 1 édifice construit par Pvtlnos1. L'Afrique du Nord pourrait aussi offrir quelques éléments de comparaison 2. Mais pour le iV‘ siècle, nous ne connaissons point de grand hérôon asiatique où I on soit fondé à voir une imitation directe du Mausolée. Peut-être cependant, pour la richesse et 1 abondance de la décoration sculpturale, le tombeau de Mausolos avait-il fourni un modèle dont l’enseignement ne fut point perdu. Ces belles statues de marbre, prodiguées par les maîtres grecs pour orner le monument funéraire du satrape carien, ont pu suggérer l’idée des statues beaucoup moins durables, groupes de bons et de taureaux, Sirènes, archers, qu Alexandre avait fait disposer autour du bûcher d Héphaistion U Savons-nous d ailleurs si les travaux de Scopas et de ses émules à Halicarnasse n ont pas eu pour résultat de révéler aux dynastes asiatiques un luxe de sépulture encore inconnu, et de provoquer en Asie Mineure l’éclosion d une statuaire lunéraire de pur style hellénique? Scopas lui-même et ses collaborateurs 11 ont-ils pas porté leur activité ailleurs qu’à Halicarnasse ? En 1 absence de renseignements positifs, nous 11e devons indiquer cette hvpothèse qu avec réserve. Mais il v a heu de rappeler qu une œuvre importante de Scopas, exécutée sans doute à la fin de sa carrière et postérieure au Mausolée, se trouvait dans une ville de Bithvme. C'était un groupe de statues représentant Poséidon avec Thétis et Achille, escortés du chœur des Néréides chevauchant des hippocampes, de Phorls vs, d une troupe de Tritons, et de nombreuses divinités marines U 11 fut transporté à Rome, et placé par Cn. Domilius Ahenobarbus à I intérieur du temple de Neptune édifié par lui près du Cirque Flamnuus . Cet ensemble de
1. C.-T. Newton, Histor. of Discoveries, I, p. 19g, pl. XXXI. Cf. \\ . B. Dinsmoor, American Journal of Archaeloijy, XII, 1908, p. i65.
2. Nous rappellerons surtout le mausolée de Douggn, en Tunisie. M. Merlin, directeur du service des Antiquités et .Arts de la Régence, veut, bien me communiquer des renseignements sur l’état du monument, d’après les recherches les plus récentes. Au-dessus du troisième étage, décoré sur ses quatre faces d un quadrige en basrelief « se dressait une pvramide. A chaque coin se trouvait une statue de Victoire, relevant de sa main droite sa tunique, tenant un globe de la main gauche. La pyramide se terminait probablement par une statue de lion. » Cf. Saladin, Nouvelles archives des missions scientifiques, t II. Poinssot, Bulletin du comité des Travaux historiques. Archéologie, 1909, p. CCXIN ; inio, 20 juillet, Coin, de l’Afrique du Nord.
3. Milchhocfer, Alhen. Mittheil., IV, p. 66-67. Nous mentionnerons encore les statues qui décoraient le char funèbre d’Alexandre. Cf. Kurt F. Muller, Der Leichenwarjen Alexanders des (irossen. Leipzig, igoü, et V\ ila— mowitz-Moellendorlf, Arch. Jahrb., XX, igo5, p. io3.