U iegand cl Srlirader, Prient’. p -joli et suivantes
2. Vagnesio am Uaeander. p. 20Q-210, tig. 21 •>. i3 (P. \\ alzinger).
S’agit-il d une de ces- statues funéraires où le défunt doit s’offrir aux yeux des survivants comme une sorte de héros? Le type est tout trouvé. Les stèles d Asie Mineure nous le montrent en effet indéfiniment reproduit, et c’est toujours celui du personnage drapé, debout , le bras droit enveloppé dans le manteau. Entre beaucoup d exemples, nous choisirons celui de la stèle de Ménandros, conservée à la Bibliothèque nationale1 (fig. 17/1). Le mort est debout, vu de lace, enveloppé dans son manteau, escorté de deux petits esclaves ; à droite se dresse le pilier funéraire. Il n’est pas besoin d un long commentaire pour définir la lorme de la draperie : elle dérive directement des modèles attiques du 1 x ' siècle2. \ vrai dire, le marbrier n’a lait que transposer en bas-rehel un tvpe statuaire, et c’est bien ainsi qu il faut se représenter les effigies en ronde bosse érigées dans les temples-tombeaux (pie nous avons décrits plus haut.
On rapprochera sans peine de la stèle de Ménandros une statue qui reproduit le même ty pe, et dont la destination funéraire est tout au moins fort vraisemblable. Découverte en 1 885 à Erétrie, en Eubée, elle appartient au Musée national d Athènes3 (fig. 170). La forme de la base permet d’en placer lexécution vers la fin du 11' siècle avant notre ère. A raison de la provenance et du style, elle nous offre le meilleur spécimen que nous puissions trouver de 1 art des marbriers dans les ateliers de l ancienne Grèce. Nous n avons pas à décrire en détail I attitude; c’est celle du Sophocle du Latran, avec une variante dans la pose du bras gauche, tombant naturellement le long du corps. La draperie, traitée un peu sèchement, accuse I imitation directe d un modèle du ive siècle. Quant au visage, il 11e donne point I impression d un portrait (fig. 176 et 177). Cette chevelure drue, courte et bouclée, ces traits réguliers et impersonnels, lont penser à l’Hermès d Vndros ou aux répliques du Méléagre ; il n est pas jusqu au regard, dirigé vers le haut, qui 11 accentue le caractère idéalisé de la tète. Le sculpteur a-t-il simplement copié un original de la seconde moitié du ivc siècle,