‹ Les statues funéraires dans l'art grecChapitre 159 sur 212 · Pliot. Giraudon, B, n° 5Go · texte numérisé non relu

Pliot. Giraudon, B, n° 5Go

2. Il serait facile de multiplier les exemples. Cf. une stèle de Salonique du Louvre, Heuzey, Mission de Macédoine, pl. 22 bis, 7. Voir aussi les stèles de la Russie méridionale, Kieseritzky et Watzinger, Griech. Grabreliefs ans Siidrussland, pl. XXXVI, nos 5o5-5aa et suiv. Le type se conserve par tradition dans les stèles d’Altyn-Tach, en Asie Mineure, qui datent du 1 1 ic siècle ou du commencement du ivu siècle de notre ère. Mendel, Catal. des sculpt. grecques, romaines et byzantines du Musée de Brousse , p. 3g, lig. 17 et suiv. On voit le type classique se déformer et devenir presque barbare.

3. Cavvadias, Calai.. n° 24 1\. S. Reinach, Gaz. des Beaux-Arts. X XIII , 1 qoo, p. a5g etsuiv. et Ripert, stat.. II2,

(> 1 3 , 3. X oir la notice de P. Arndt et Bulle, Arndt-Bruckmann, Denkmaeler griech. rnem. Sculptur, pl. 5ig. Cf. Bernoulli, Griech. Ikonographie, II, p. 04- Près du tronc d’arbre de soutien est un objet difficile à déterminer, peut-être une pièce d’armure.

LES STATUES ET LES BUSTES EU A ERAI UES

créé pour un portrait conventionnel? Ou plutôt a-t-il fait une œuvre composite, prenant ici une tète, là un corps drapé? Un tel procédé serait assez conforme a u \ habitudes du temps. Nous croyons que I artiste a voulu surtout souligner le caractère d liéroïsation dans 1 image du défunt, empruntant, pour la tète, un type idéal, celui d’un Méléagre ou de tout autre héros, cl conservant, pour le corps, la forme de draperie et I attitude devenues en quelque sorte canoniques dans 1rs statues tombales et honorifiques. Nous imaginons volontiers que les elhgies des lils d’Epictéta, dans I liérôon de I liéra. ne devaient pas sensiblement différer de celle du jeune mort d Erétrie.

Ce tvpe drapé, nous le retrouvons dans une statue de l’Ermitage de Saint- Péters-

Phot. Mina ri.

Fig. i"5. — Statue de jeune homme provenant d'Krélrie. H. i (Musée national d'Athènes).

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bourg, découverte à Kertch dans un tombeau romain, avec une statue féminine analogue à celle d Andros ' . Un torse d Anaphé, certainement funéraire, des torses de Cyrène et d Vthènes qui peuvent l'être aussi, le reproduisent également . En I absence d indications précises sur les provenances, nous ne

Fig. 176 et 177. — Tête de la statue de jeune homme provenant d’Erétrie. Profil et face

(Musée national d’Athènes).

pouvons pas, dans la toule anonyme des statues drapées dont sont peuplés nos musées, désigner celles qui ont décoré des tombeaux. Il est d’ailleurs superflu de nous attarder à des œuvres banales, de facture médiocre, et qui se répètent avec une monotonie fastidieuse.

11 convient cependant de signaler un détail nouveau introduit par 1 art hellénistique dans le type de I homme à llnmalion. Sur les stèles d’Asie Mineure, le mort tient souvent à la main un rouleau de papyrus, un volumen. Une belle stèle de I Ecole évangélique de Smvrne le montre ainsi, debout près du pilier

i. S. Reinach, Antiquités du Bosphore Ciminérien. p. 3p. Report, slat.. 11’, p. tii3, fig. 4- 1. S. Reinach, Répert. slat., JP, p. Ga8, fi; p. (117, 5; p. 628, 5.

LES STATUES ET LES BUSTES FUMUA I KES

funéraire, avec toutes les apparences d une statue individuelle serait fortement accusée1 2 3 (fig. 178). Que le môme type du personnage drapé, avec le rouleau de papyrus, ait été souvent traité par la statuaire funéraire, cela n est pas douteux. Il apparaît dans une statue du Musée de Vienne, provenant, suivant toute vraisemblance, d une nécropole d Alexandrie \ Parmi les débris de statues funéraires recueillis dans le gi 'and tombeau de kôm-ecb- Chogàfa, on remarque une main d homme tenant le volume n ' . Une statue de Berlin, celle d un leunc homme avec le même attribut, offre de telles analogies avec la figure d une stèle smvrniote du même musée, qu on peut la considérer comme funéraire4 5. Il est à peine besoin de rappeler à quel point le t\pe drapé au volumen est répandu dans 1 art gréco-romain.

Une statue du Louvre, restaurée avec une tète du type dit de Sénèque , nous en offre un bon spécimen

nli vsiont mue

Fk.. 17X. — Personnage tenant un on lumen. Stèle funéraire de Smyrne (Smyrne, Musée de 1 Ecole évangélique).

1. Pfuhl, Arch. Jalirb., W. iqo5, j.. 55, fis', io, n° 28. Photographie communiquée par M. Pfuhl. Cf. Birt, Die Buchrollc in (1er Kunst, p. 4q. fig- 2q. D'autres exemples sont cités dans cet ouvrage et dans 1 article de Pfuhl, Zur Darstellung von Buclirollen auf Grabreliefs, Arch. Jahrlj. , WIJ, iqo-, p. 1 i.i et suivantes.

2. Sieglin-Schreiber, Die Xekropolc von hàm-esch-Selmkûfa, p. 27.1, fig. xnV Sacken-Kenner, S atnmlumjen < 1er K. Münz-und. Anlikenkabinels . p. 53, n° 2/ig.

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