‹ Les statues funéraires dans l'art grecChapitre 160 sur 212 · Sieglin-Schreiber, ouvr. cité, p · texte numérisé non relu

Sieglin-Schreiber, ouvr. cité, p

4. Beschreibung der ant. Skulpt., n" 387. Stèle de Smyrne, n" 7(18.

5. Phot. Giraudon, 1 383 . Héron de Villefosse, Cotai, sommaire, n p'’"- I*1' nombreux exemples soûl réunis dans l’ouvrage de Birl, Die Buchrollc in < 1er Juins! .

Que signifie le volumen placé dans la main du défunt ? Il convient de rappeler ipie la statuaire hellénistique fait un fréquent usage de cet attribut, et qu elle le prête aux poètes, aux orateurs, aux philosophes, pour caractériser leurs occupations habituelles. Le Pacte tragique du Vatican, le prétendu Ménandre du même musée, sont des exemples bien connus'. De même, dans nos statues contemporaines, le rouleau de papier figure fréquemment entre les mains des écrivains et des poètes. A l’époque romaine, les personnages à toge, les togati, tiennent également le volumen, emblème des fonctions publiques dont ils ont été revêtus. Sur les stèles grecques, sauf quelques exceptions, d n apparaît qu’assez tard, au 111“ et au 11" siècle avant notre ère, et parfois c’est un pet it serviteur qui le présente au défunt. Assurément il est des cas où il peut rappeler que le mort a exercé une magistrature ou une charge municipale. O11 écrivait beaucoup dans les chancelleries des villes grecques hellénistiques. Une inscription de Prié 11e énumère les services rendus par un certain Aulos Zosimos, qui fut greffier du Sénat et du peuple, et le loue d’avoir calligraphié en double expédition, sur papyrus et sur parchemin, les actes publics de la ville '. Mais tous les morts au volumen n étaient pas nécessairement des fonctionnaires ou des écrivains. L attribut est trop fréquent pour 11’avoir pas une signification plus large. Le goût des livres était très répandu sous les successeurs d Alexandre. Or. représenter le défunt tenant un livre, n'était-ce pas rappeler qu il se piquait de culture littéraire, et qu’il était homme de bonne éducation .'

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