Beschr. der ant. Skulpl.. n
2. Amelung, Sculpt. des \alican. Mus.. II, p. 2qG et suiv., nos 102 q , 182 s, pi. 17, 18, 28.
3. Nous ne croyons pas pouvoir adopter l’hypothèse de Schreiher (Arch. epùjr. Miltheil. ans (Æsterreich. \ ,
l’ aule do monuments de provenance certaine, nous devons nous bornera
cette étude générale du type féminin, sans chercher des identifications conjecturales. Il y a probablement, parmi les fragments épars dans nos musées et les collections privées, bien des morceaux détachés de statues tombales. Mais comment leur rendre à coup sûr un état civil? Nous signalerons seulement deux jolies tètes de femme dont l’expression rêveuse et pathétique pourrait justifier cette hypothèse. L une d elles, exécutée en pierre calcaire, provient de Tarente, et appartient au Musée de Berlin '. L’autre, trouvée en Egypte, est conservée à Mariemont, en Belgique, dans la collection de M. Piaoul Warocqué2 (fig. 18G). Cette tête en marbre blanc, oii I on voit encore des traces de polychromie, conviendrait en effet assez bien à une statue de tombeau et semble avoir été exécutée par un sculpteur alexandrin, héritier des traditions d art de 1 ancienne Grèce.
Pour les types d’enfants et de fillettes, les stèles de la liasse époque grecque nous montrent la persistance de ceux qu a créés le iv* siècle; nous n’avons donc pas à \ revenir. Ce sont toujours les jeux de I enfance qui fournissent les thèmes familiers à la sculpture funéraire; or, on sait déjà, par les monuments étudiés dans un chapitre précédent, à quel point ceux-ci confinent aux sujets de genre. Il est donc facile d adapter à une destination funéraire telle création gracieuse, représentant des enfants occupés à leurs amusements favoris. Vinsi, un des motifs de genre inventés par I art hellénistique est celui de la fillette jouant aux osselets. Les coroplastes se sont plu à représenter des enfants ou
p. i58), qui considère comme une statue funéraire l’Ariaclne de Dresde, assise sur un rocher (Becker, Augusteum, pl. 17). Le fait qu’elle est reproduite sur un sarcophage Campana du Louvre (Mon. ined., VI, pi. i8)ne prouve pas que l’original ait été créé pour la décoration d’un tombeau. Cf. Ileydemann, Pariser Antiken, p. g, n° !\ . Klein, qui reproduit la réplique Giustiniani, pense avec raison, croyons-nous, à une statue de poétesse ( Praxite lische Sludien, p. 35, fig. io).