‹ Les statues funéraires dans l'art grecChapitre 169 sur 212 · Bcschrcib. der ant.. Skulpt., n° 5oi · texte numérisé non relu

Bcschrcib. der ant.. Skulpt., n° 5oi

2. Collection Raoul Warocqué, 3e partie, p. 1 3 , n° 26/LM. Warocqué a bien voulu me communiquer la photographie reproduite ci-jointe.

Fig. 186. — Tète de femme provenant de Saïda (Mariemont, Collection Raoul Warocqué).

LI S STATUES ET LES BUSTES FUNERAIRES

des jeunes I i 11 es agenouillés, seuls ou groupés deux par deux, se livrant à une partie d’osselets, ou tenant à la main le sac <pu contient les accessoires du jeu'. La sculpture de genre s empare de celle donnée pour la traiter à son tour, et voilà un motii nouveau qui peut aisément passer dans une statue tombale.

O11 connaît de nom breuses répliques d une œuvre hellénistique, due à un artiste inconnu, montrant une fillette d une douzaine d années assise sur le sol .

Son clnl on a glissé de 1 épaule gauche, laissant à découvert des formes encore grêles. L)e la main gauche elle s’appuie sur la base : le "este

187. — Statue-portrait. d’une fillette du type de la Joueuse d'osselets (Musée de Dresde).

coup sur la eonceimon on

ig inale

de la droite indique tpi elle vient de jeter ses osselets ’. Te que nous conservent les répliques de Dresde <9 de Berlin . Mais la lantaisiedes sculpteurs \ introduit des xanantes. qui, par un changement d attributs, par I arc ou la coquille placés dans la main du la fillette, tout de la joueuse d osse-

1. Ueuzoy, Monuments grecs, 187O, p. 9 H suiv., [il. 2. \\ inter. Typer den Jhj. Ternit;., II. p. 1 \-i 3ü .

2. Heydemann . Die Knôcliclspielerin in Pulazzo (tu lonna zn liom, H inekelmannsprogramm de Halle, 187-. Cf. Arndt-Bruckmann, Denkmacler, notice de la pl. .‘>20 où sont énumérées les répliques.

3. Dresde. Jlettner, Bildw. der ont. Samml. in Dresd.cn, L éd . , n" '|2. Berlin, t’eschreib. mit. Sl.-iilpt ., n° 4 9) • AN inter. Kunstgesch. in Bilderw.. pl. 76, 4 8. Reinacli, Ripert. stat.. II-, p !•.>>.

2q8 l’époque hellénistique et gréco-romaine

lets tantôt une compagne d’Artémis, comme dans les répliques de Londres et de Hanovre1, tantôt une Nymphe comme dans celle du Louvre2. Cette jolie figure a sans doute été utilisée a l’époque romaine pour la décoration des tombeaux. Les exemplaires de Dresde et de Berlin présentent en effet, pour le type du visage, un caractère individuel très marqué, comme si le copiste romain avait donné à 1 insouciante fillette les traits d’une jeune morte. Si l’on examine la statue de Dresde3 4 5 6, cette tête de fillette aux joues pleines, à la bouche mignonne, à F expression attentive, et dont la coiffure offre un arrangement conforme à la mode du temps, n éveille-t-elle pas I idée d’un de ces portraits d’enfants où excelle le réalisme des sculpteurs de l’époque impériale? (fig. 187). Une question se pose cependant. En faisant choix de ce sujet, l’artiste a-t-il eu une intention symbolique? Comme dans une épigramme de Y Anthologie qui met en scène trois petites filles jouant aux osselets, pour savoir laquelle descendra la première dans l’Hadès, ce jeu fait-il parler le sort inflexible «incapable de mentir’ »? Nous 11e le croyons pas. Il n’y a là qu’une allusion, bien souvent exprimée par la sculpture funéraire, aux amusements de I enfance.

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