‹ Les statues funéraires dans l'art grecChapitre 172 sur 212 · Ross, Kneni'isrcisen, II · texte numérisé non relu

Ross, Kneni'isrcisen, II

a. Conze. Reise auf den Inseln des lliralt. Meeres, p. 19. Cf. Fredricli, \thcn. Uitlhcil.. WXIII, 1908,1). 3.37. 3. Cawudias, Calai.. nr,> 362-363. Vrndt-Bruckmann, Grinch. and roem. Partraets, pl. ."î'ty.

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découvert les statues des maîtres du logis, celle de U Vthénien Dioskouridès. et celle de sa femme Kléopatra, la première très mutilée, la seconde beaucoup mieux conservée, bien que la tète ait disparu ' (fig. 188). Cette dernière, nous l’avons dé] à signalée comme un dérivé du type de la Pudicité. L’analogie étroite qu elle présente avec une des statues de Magnésie du Méandre, l’exécution très poussée de la draperie, le soin avec lequel l’artiste a rendu la qualité de la fine étoile du manteau, légère et comme translucide, la recommandent à l’attention comme un type nettement caractérisé de statue-portrait. Ces deux statues offrent 1 intérêt cl être datées assez rigoureusement : elles se placent aux environs de 1 année i4o avant ,I.-C. Elles étaient érigées sur une base commune, et les deux époux les avaient lait exécuter de leur vivant; mais le sculpteur chargé de la commande n aurait certainement pas procédé autrement s’il s’était agi de sculpter, pour la nécropole de Rbénée. les elïigies de Dioskouridès et de sa femme.

Faut-il ajouter à la série des groupes funéraires un monument bien connu qui porte la signature du sculpteur Ménélaos, élève de Stéphanos? Nous voulons parler d’un groupe en marbre, plus grand que nature, conservé autrefois au Musée Boneompagm, et qui a passé au Musée des Thermes1 2 3. Une femme vêtue d’un chiton et d’un manteau dont les plis rappellent le style attique du ivc siècle, fait accueil à un jeune garçon avec une expression affectueuse qui fait songer soit à une mère réunie à son fils, soit à une sœur aînée retrouvant un jeune Irère tendrement aimé. En raison d’une analogie d’ailleurs lointaine avec les scènes de réunion des stèles attiques, on a souvent supposé que cette œuvre pouvait être la copie d un groupe exécuté au iv* siècle, pour un tombeau, par un sculpteur athénien . Toutefois, à un examen attentif, on reconnaît cru il y a plutôt là une de ces contaminations de motifs anciens familières à I école de pasticheurs dont l*asi télés est le chef, et à laquelle se rattache Ménélaos, élève d un disciple de Pasitélès. Il y a beu, croyons-nous, d interpréter le groupe comme Electre retrouvant son Irère Oreste. Le sculpteurs est sans doute adressé à des modèles qui n avaient pas nécessairement un caractère funéraire, pour

1. F. Mayence et 0. Leroux, Bull, de corresp. Indien., XXXI, 11(07, p. 4*5.

2. Ilelbig, l'iiltrer. II-, n° 0 3 2 . Brunn-Bruckmann, Denkinaeler, n° 3oo. Friederiçhs-W ollcrs, Gipsabgiisse, n"i56o, avec la bibliographie ancienne. Klein, Gcsch. der gricch. Kunst., III. p. 35y.

3. Conze, Sitzungsb. der wiener Akad., 1872, p. 3 a ( ) . Sitzungsb. der berllner Akad., 1875, p. 617. Furtwaengler, Coliect. Sabouroff. Introd., p. 54- J’ai aussi adopté cette hypothèse, Sculpt. grecque. Il, p. Ci 0 4 - De même, Michaelis, Handbueh der HtiiisU/escli. d’Anton Springer, I, p. 4o6.

LES STATUES ET LES BUSTES FUNÉRAIRES

composer cette scène de réunion, un des spécimens les plus remarquables de l art du temps d’Auguste1.

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