‹ Les statues funéraires dans l'art grecChapitre 182 sur 212 · Corpus inser. latin., VI · texte numérisé non relu

Corpus inser. latin., VI

5. Cavvadias, Calai., n'5 218. Friederichs-Wolters, Gipsabi/iisse , n° 1220. Brunn-Bruckmann, Denkmaeler (jrieeh. roetn. Sculpt ., n" 18. Cf. Percy Gardner, Sculptured Tombs of Hellas. p. i38, pi. X 11. Le Bas-Reinach, Voy. arch., p. 107, pl. 218.

6. Fiedler, Reise durch aile Theile des Koenigsreichs Griechenlands, II, p. 222. Ross, Inselreisen. II, p. 16. Les renseignements recueillis par Fiedler semblent décisifs, et contredisent l’opinion de Le Bas qui pense que les statues ont été trouvées dans une cachette « comme celles où ont été découvertes la Vénus de !\lilo et plusieurs statues antiques de Rome ». Reo. arch., i846, p. 281. Cf. Le Bas-Reinach, 1 oy. arcl i.,p. 108-109.

7. Hermès du Vatican. Amelung, Sculpt. des Vatican. Muséums. Il, n° 53, pl. 12, avec la bibliographie. Hermès du British Muséum. H. Smith, Catalogue of Greek Sculpture, III, n° i5gg, pl. IV. Klein, Praxiteles, p. 3()i, fig. 79. Pour la série des répliques connues du même type, voir: Koerte, Athen. Mitlh., III, 1878, p. 90. Furtwaengler, Meisterwerke, p. 571 et. suiv. Klein, Praxiteles. p. 3go, note 1. Amelung, Florentine r Antiken, p. 07, et Sculpt. <les Vatican. Muséums. II. p. i35.

i. Cf. Klein, Gesrhichtc dcr griech. hunst. Il, p. 2G6. Kurtwaenjjler I attribue à un des fils de Praxitèle. Mrixterwerltr. p. 5"i.

A meluiu: y voit une œuvre de Praxitèle, exécutée vers la fin de sa carrière, et postérieure à P Hermès d Olympie, Sculpl. (les Vnt.irrin.

Muséums, II. p. 182.

Phot. A t mari.

Fig. 200. — Hermès. Statue funéraire provenant d’Andros. II. 1 ”’,<)('» < Musée national d’Athènes).

LES DÉFI VIS DIVINISÉS. LES HERMÈS

répliques alleste <jue 1 original était une œuvre de maître, et. depuis la découverte de I Hermès d Olvmpie. on n hésite guère à en faire honneur ;t nu disciple de Praxitèle, smon à Praxitèle luimême'. On retrouve en effet dans 1 Hermès d Andros bien des caractères de style qui lui sont communs avec la statue d Olympie, entre autres la pose du corps portant sur la jambe gauche, la saillie de la hanche, le rythme onduleux des ligues. Les analogies se poursuivent, si I on considère la structure de la tête et le type du visage.

La chevelure librement massée, avec une préoccupation évidente d y mettre en pleine valeur les jeux d’ombre et de lumière, le Iront au mo-

delé savant, mouvementé, et tout eu nuances, les veux enfoncés sous 1 arcade sourcilière, tout cela évoque très directement le souvenir du marbre célèbre

exhumé dans l’Héraion d’Olympie. Nous sommes, pour notre part, bien tenté de croire que I original est sorti de l’atelier de Praxitèle.

Quant à la date de la copie d Andros, elle ne saurait être fixée avec certitude.

Mais la qualité du travail nous autorise à la placer vers le début du uT siècle.

L’auteur de la statue s est donc borné au rôle de copiste, et c est seulement par I addition du serpent, attribut des divinités chthoniennes et des morts héroïsés, qu’il lui a prêté un caractère funéraire. Mais quelle signification prenait, pour les survivants qui avaient érigé le tombeau, cette figure d’Hermès groupée avec une figure de lcmme drapée, sur la sépulture d un couple de défunts? Etait-ce I image du dieu Psychopompe, accompagnant Perséphoné 1 2 ? Personnifiait-elle au contraire le mort lui-même, héroïsé sous les traits d Hermès Chthonios, un des dieux dn monde infernal, auquel, dans nombre d inscriptions thessahennes, est, consacré le tombeau 1 ? La présence du serpent, emblème des morts héroïsés, nous permet d accepter sans réserves cette interprétation.

1. L'hypothèse a été émise par Amelung, Die Basis des Praxiteles, p. 28.

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