‹ Les statues funéraires dans l'art grecChapitre 181 sur 212 · Iliodore, XXII, ii5. G. Lucien, Demi, noncretl · texte numérisé non relu

Iliodore, XXII, ii5. G. Lucien, Demi, noncretl

à Rome, où le mort est souvent associé à un dieu, et partage avec lui le culte dont il est 1 objet . Un mari met la tombe de sa femme sous le patronage de Junon ou de Vénus1 ; un autre consacre à la défunte un temple funéraire avec une statue en bronze de Vénus Mais il est des cas, surtout à partir du n' siècle de 1 époque impériale, où le mort est lui-même qualifié de dieu. « Deæ sanciæ Primillæ meæ », !it-on dans I épitaphe d’une dame romaine '. Une inscription métrique, datant du temps des Flawens, raconte la vision du poète à qui le mort est apparu sous une forme divine, lui disant : « Cesse de pleurer un dieu » ( D est rie pere deumY.

A n en pas douter, ce courant d’idées a jn is naissance dans la Grèce hellénistique. C'est en Grèce que nous trouvons, dès les premières années du ni' siècle, sinon même à la fin du iv'. 1 effigie funéraire du mort héroïsé sous les traits d’un dieu. Un des types les plus fréquemment adoptés est celui d Hermès. A la tète de la série se place une statue du Musée d Athènes, découverte en i833 dans l’île d Andros, à Palaeopoli, avec la statue de femme que nous avons décrite dans un chapitre précédent (fig. 200 et 201). Les conditions de la découverte ne permettent pas de douter que les deux statues aient servi à la décoration d’un tombeau6. Hermès est représenté debout auprès d un tronc d’arbre autour duquel s enroule un serpent . Une courte chlamyde est jetée sur I épaule gauche ; la main droite s’appuyait contre la hanche; la gauche abaissée tenait le kérykéion ou caducée. La statue est une réplique d un original célèbre d où dérivent 1 Hermès du Vatican jadis désigné sous le nom d’Antinous du Belvédère , celui qui a passé de la collection Farnèse au Briti sh M useum, et toute une série d’autres copies dont la liste est déjà lort longue . Le grand nombre de ces

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